Quelle barrière linguistique ?

jeudi, 15.09.2011 / 14 h 13 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com
X
Partagez avec vos amis


Quelle barri\u00E8re linguistique ?
BROSSARD – Lorsque Alexander Avstin a fait la transition de Moscou à Hamilton la saison dernière, il est venu rapidement à la conclusion que le hockey était une langue universelle.

Avec seulement quelques mots d’anglais dans son répertoire, Avstin était inquièt de la barrière linguistique à laquelle il devait faire face lors de sa première saison professionnelle en Amérique du Nord.

« Ce n’était pas facile parce que tout était si nouveau: un nouveau pays, une nouvelle ville, une nouvelle langue, un nouvel appartement, » décrit Avstin qui a marqué cinq buts et inscrit 20 points dans sa première saison dans l'AHL. « La plus grande différence était probablement le fait de vivre seul, sans ma mère ni ma famille. J’ai du apprendre à cuisiner moi-même. Je suis devenu pas si mal - soupes, salades, pâtes- l’essentiel. »

Après avoir joué les chefs dans la cuisine, le jeune homme de Moscou savait qu’il y avait des défis encore plus gros à affronter: la transition de la KHL au hockey de l'AHL.

« Il y a une différence importante entre le jeu en Russie et le jeu à Hamilton, » a expliqué Avstin, qui auparavant jouait pour le Dynamo de Moscou dans la KHL avant de se joindre aux Bulldogs. « La patinoire est plus petite et il y a beaucoup plus de coups portés ici qu’à la maison. Il y a plus de tirs qui proviennent de partout, aussi. »

« Durant l’été, je me suis concentré sur mon agilité afin d’être plus vite, ce qui aide sur une patinoire plus petite, » a-t-il ajouté. « L’an dernier était bien, mais les objectifs principaux pour moi cette saison sont d’être meilleur dans l'AHL, de marquer plus de buts et d’aider davantage en offensive. »

Avec l’adaptation sur la glace nord-américaine bien entamée, Avstin a aussi mis tout ses efforts pour être confortable en dehors de la patinoire.

« J’ai parlé avec les gars et c’est comme ça que j’ai pratiqué. J’étais le seul Russe sur l’équipe alors c’était difficile au début mais ça m’a forcé à parler anglais tout le temps, » confie Avstin. « Tous les gars sont sympathiques et c’est facile d’être avec eux. Brendon Nash a été super cool avec moi dès le début et on a passé beaucoup de temps ensemble pendant l’année. Il m’a définitivement aidé beaucoup l’an dernier. »

Nash, voyant son coéquipier en arracher pour s’assimiler durant le camp en septembre dernier, n’a pas hésité pour aider Avstin à s’intégrer au groupe. Le meilleur moyen pour le faire ? Lui apprendre l’anglais que la jeune étoile russe n’apprendrait pas dans les livres.

« Au début tu veux toujours être certain d’apprendre les “mauvais” mots pour être sûr de ne jamais les utiliser. Nous avons tenté de lui apprendre un bon anglais, mais dans la chambre d’hockey, il a appris les expressions qu’il y entendait, » ricane Nash.

« Ça l’a été difficile pour lui. Tout le monde savait qu’il ne parlait pratiquement pas un mot d’anglais alors nous avons doublé d’efforts comme groupe pour lui parler et l’inclure, » ajoute Nash.  « Au courant de l’année, il a beaucoup appris et à commencer à se tenir avec nous de plus en plus. Cette année, il y a une grande différence déjà- il parle beaucoup plus et avec tout le monde, et puis il blague comme tous les autres gars » conclu l’ami d’Avstin.

Shauna Denis écrit pour canadiens.com. Traduit par Lee Anne Vincent O'Connor.


VOIR AUSSI
Camp des recrues – Jour 1 
Camp des recrues – Jour 2
31 joueurs participeront au camp de recrues des Canadiens
Nouveau capitaine à bord