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Magazine Canadiens

Le dernier mot : Dana White

mardi, 31.05.2011 / 16 h 18 / Canadiens de Montréal - Magazine CANADIENS
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Le dernier mot : Dana White
Natif de la Nouvelle-Angleterre, le président du UFC, Dana White, est parmi les dirigeants de sports les plus connus de la planète. Grandissant avec un intérêt marqué pour la boxe et les arts martiaux, il a encouragé ses amis d’enfance Frank et Lorenzo Ferlitta a acquérir le Ultimate Fighting Championship, alors au bord du gouffre, pour un modeste 2 millions de dollars. Sous la direction du trio, l’UFC est passé d’une entreprise en difficulté à un fleuron des arts martiaux mixtes sur la planète et en tant que compagnie privée est évalué à un actif qui vaut plus que le milliard. Nous avons rencontré ce volubile et populaire gaillard pour en savoir plus sur lui et sur ce que l’UFC réserve pour l’été.

Tu as admis que tu n’étais pas le plus avide fan de hockey qui existe, mais en grandissant au Massachussetts, il n’y avait pas une équipe en particulier que tu chérissais?
Dana White : J’ai grandi en prenant pour les Red Sox. Ou plutôt un fan des Red Sox et des Celtics. Pour être honnête, je suis un fan fini lorsqu’il est question des Red Sox et un peu plus modéré quand on parle des Celtics. Si les Celtics font bien, je suis un fan.

Qui était tes idoles sportives dans ta jeunesse?

DW : Mes idoles étaient tous des gars de combat. Vous savez, Muhammad Ali, Bruce Lee… J’étais un grand fan de Marvin Hagler. Des gars comme ça.

Muhammad Ali en action
Toi et Shaq semblez être amis sur Twitter.
DW : (rires) Oui. En effet. Je ne crois pas que les gens réalisent à quel point Shaq est un bon gars. Shaq et moi sommes devenus amis lors de la première saison de The Ultimate Fighter –  il m’a rendu une faveur et je ne l’oublierai jamais. C’est un des meilleurs gars que j’ai rencontrés dans ma vie. Il est vraiment authentique.

Parlant de Twitter, ton compte personnel compte plus d’un million de membres, alors que le compte officiel du UFC n’en compte que le dixième de ça. Comment expliques-tu une telle différence?
DW : Je suis actif sur Twitter. J’interagis avec les fans, pas seulement sur Twitter, mais je les fais me rencontrer à des endroits précis, faire des trucs intéressants et je leur redonne. La marque UFC ne peut pas faire ça.

Tu es autant la figure de proue du UFC que n’importe quel combattant. À quel point ça a été le fruit du hasard et à quel point il s’agit d’une décision purement marketing?
DW : Ça n’a pas été une décision du tout. Pour simplifier, je suis le promoteur. Les gens me disent souvent : «Wow, tu es presque aussi connu que tel ou tel combattant… » Mais quand on y regarde de plus près, c’est moi qui vends tous les combats. Je suis le gars qui est toujours à l’avant-scène. Lorsque deux gars se battent, ils se sont peut-être battus pour la dernière fois il y a sept mois et vous ne les avez pas vus depuis. Mais vous m’avez vu de façon régulière au cours des sept derniers mois à vendre des combats. Je suis le promoteur – c’est comme ça que ça marche. C’est comme Don King. Don King est aussi gros, sinon plus gros que n’importe quel boxeur dans cette industrie.

Twitter pourrait-il aider Tiger Woods?
La marque UFC a connu une croissance remarquable depuis que les frères Fertitta et toi avez acquis l’organisation en 2001. Quelles sont les stratégies spécifiques que vous avez utilisées pour prendre un sport aussi jeune et le distinguer d’autres ligues pour accumuler autant d’amateurs en moins d’une décennie?
DW : Une des choses que nous avons faites – et je crois que plusieurs autres sports ont arrêté de le faire, ou ils ne l’ont jamais fait et si c’est le cas, je ne comprends pas pourquoi – est d’encourager les athlètes à se rapprocher des partisans en utilisant des outils comme Twitter. Nous encourageons cela, alors que le baseball majeur, la NFL et la NBA tentent de le décourager. Ils ne veulent pas que leurs joueurs soient sur Twitter. Nous encourageons l’interaction avec les combattants. Après un combat, nous voulons qu’ils puissent retourner dans l’arène pour serrer des mains et signer des autographes. À un match des Lakers, vous n’obtiendrez jamais l’autographe de Kobe. Il ne veut pas vous rencontrer. Il ne veut pas vous parler. Je ne sais pas pourquoi, mais il ne le veut pas. Ça ne fait aucun sens. Nous sommes complètement à l’opposé.

Montréal a accueilli trois événements du UFC en trois ans. Qu’est-ce qui t’attire dans cette ville?
DW : On m’a demandé dans une autre entrevue :« En enlevant Las Vegas, quelle est la meilleure ville où vous avez été? » J’ai répondu : «Laissez Las Vegas dans la liste et Montréal se retrouve quand même dans le top 3. » Le premier événement a rapidement affiché salle comble, mais la chose la plus folle – et j’en ai fait des événements sur le globe – c’est que nous ne pouvions même pas quitter notre chambre d’hôtel. Il y a tellement de monde en ville que si on quitte l’hôtel juste pour aller au coin de la rue, tu te retrouves pensant trois heures, entouré de gens. C’est fantastique. Montréal, c’est fou – j’adore l’atmosphère ici. Quelqu’un d’autre m’a demandé : «Ne voudrais-tu pas venir ici quand il n’y a pas de match de hockey? », parce qu’on vient toujours au même moment de l’année et les Canadiens sont toujours en séries. Mais c’est trippant! Il y a une tonne de gens en ville, excités par les victoires de leur équipe de hockey, en plus d’être excités par le UFC.

Entre la performance de Hulk Hogan dans Mr.Nanny et celle de Kareem Abdul-Jabbar dans Airplane, où la performance de Rampage Jackson dans The A-Team se situe-t-elle?
DW : (rires) Je dois être honnête avec vous. Voici l’histoire : lui et moi avons eu une bataille monstre pour savoir s’il allait participer au film ou non. Mais il avait raison. Avez-vous vu la bande-annonce? C’est pas du toc. Ce n’est pas Never Back Down II. C’est un vrai film et pour sa carrière et ce qu’il lègue, il a pris la bonne décision. Quand on regarde les films avec des athlètes, ils ne sont jamais vraiment bons, à part ceux avec le Rock. The A-Team a l’air de la saveur de l’été et je lui souhaite la meilleure chance au monde – j’espère que ça marchera fort.

Selon toi, est-ce que le domaine des affaires serait plus détendu si les dirigeants utilisaient le mot qui débute par un F plus souvent en entrevue?
DW : (rires) Non, je ne crois pas… Je crois que si sacrer fait partie de toi et que ça fait partie de la façon dont tu parles alors [bip]. (rires)

Suivez Dana sur Twitter au twitter.com/danawhite ou obtenez votre dose quotidienne d’informations sur le UFC au UFC.com.

Article écrit par J.S. Trzcienski, publié en partie, dans le magazine CANADIENS vol 25.3.