Le repos forcé du guerrier

vendredi, 07.01.2011 / 13 h 30 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com
MONTRÉAL – Josh Gorges a rencontré les médias pour discuter de la suite des événements, après que le directeur général de la formation ait annoncé que le défenseur devra subir une intervention chirurgicale qui le laissera à l’écart du jeu pour toute la saison.

« J’ai connu de meilleurs moments. C’est sûr que c’est moche. En tant que joueur, tu ne veux jamais être laissé de côté et c’est quelque chose de nouveau pour moi alors ce sera difficile de gérer cette situation. C’est ça, le hockey», a laissé savoir d’entrée de jeu un Josh Gorges qui a été le centre d’attention durant de longues minutes vendredi matin.

Reconnu comme un véritable guerrier, tolérant à la douleur à l’extrême, Gorges a avoué que depuis les sept dernières années, il traîne une blessure au ligament croisé antérieur, cadeau de ses années dans les rangs juniors.

«Je savais qu’il y avait un risque, mais je crois qu’il y a toujours un risque quand tu sautes sur la glace. Dans un sport physique comme ça, tu peux toujours te blesser. À cette époque, je ne croyais pas que ma blessure allait me causer des problèmes. En parlant à des docteurs et des thérapeutes, tout le monde m’a dit que c’était OK, tant que tout fonctionnait. »

C’est seulement cette année que le tout a refait surface et s’est empiré lors de la rencontre du 26 décembre, contre les Islanders, à New York.

«Je le vérifie chaque année. Il y a plein d’autres joueurs qui évoluent dans la ligue qui ont un ligament tordu, alors ce n’est pas la raison. Plus tôt cette année, j’ai déchiré mon ménisque et c’est ça le problème. J’ai essayé de jouer malgré tout et ça allait bien avant ce dernier épisode à New York où ça a barré. Lorsque c’est arrivé, c’en est venu à un point où je suis chanceux qu’il y ait des gens ici avec l’équipe qui prennent des décisions dans mon intérêt, sinon j’aurais continué à jouer », a mentionné le défenseur de 26 ans. «Mais c’en était rendu à un point où ils devaient me retenir et pour ma santé, ils ne pouvaient pas me laisser sauter sur la glace de nouveau.»

Avoir dans le vestiaire quelques coéquipiers qui sont déjà passés par là a certainement aidé Gorges dans sa décision.

«J’en ai parlé à des gars comme Markov, Halpern et Wisniewski, qui ont eu cette chirurgie, à des docteurs, j’ai fait mes propres recherches. À la fin de la journée, c’est la meilleure décision possible », a renchéri Gorges, qui avoue que pour l’instant, la pilule est dure à avaler. « Pour l’instant, c’est difficile, mais au final, j’aurai un bon genou qui sera fonctionnel à 100% et qui sera mieux que ce qu’il a été au cours des sept dernières années. Je verrai la lumière au bout du tunnel et lorsque le jour viendra, ça fera du bien», a mentionné Gorges, tout en esquissant un sourire lorsqu’on lui parle d’un retour au jeu probable en séries éliminatoires. «Dans le meilleur des cas, si l’équipe va bien, ça se pourrait.»

Son coéquipier et surtout son ami, Carey Price, avait quelques mots à adresser au sujet du genre de personne qu’est Gorges.

«Il se bat toujours. Il joue malgré la douleur. Il aime ce sport, il aime le jouer et il n’aime pas seulement regarder. Ça va être un moment difficile pour lui, mais nous allons tous être là pour le supporter », a mentionné Price. «C’est un gros morceau de notre équipe. Surtout au cours des dernières années, il a été un élément clé en défensive. C’est aussi une bonne présence dans le vestiaire, alors ça va laisser un gros trou dans l’équipe. »

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.


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