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Le Tricolore retirera le 33 de Patrick Roy

jeudi, 11.09.2008 / 15 h 31 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
Canadiens de Montréal
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Le Tricolore retirera le 33 de Patrick Roy
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

MONTRÉAL – Le Club de hockey Canadien rendra hommage à l’un des grands joueur de son histoire, et certainement l’un des plus grands gardiens de but de l’histoire de la LNH, au cours de sa 100e saison en 2008-2009 en retirant le chandail numéro 33 porté par Patrick Roy.
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Patrick Roy en images
Patrick Roy en chiffres
Profil de Patrick Roy

Cette initiative, qui s’inscrit dans la démarche menant au Centenaire des Canadiens en 2009, a débuté en 2005-2006 avec le retrait des chandails de Dickie Moore, Yvan Cournoyer et de Bernard Geoffrion, pour se poursuivre avec un hommage similaire rendu à Serge Savard et Ken Dryden en 2006-2007 puis à Larry Robinson et Bob Gainey la saison dernière.

C’est le samedi 22 novembre, à l’occasion de la visite des Bruins de Boston au Centre Bell, que l’on rendra hommage à Patrick Roy lors d’une cérémonie avant le match.

Au fil de son histoire, le Club de hockey Canadien a déjà retiré les chandails de quatorze (14) de ses plus grands joueurs, soit le plus haut total parmi les clubs de la LNH.

Howie Morenz     No. 7        le 2 novembre 1937    
Maurice Richard     No. 9         le 6 octobre 1960       
Jean Béliveau     No. 4        le 9 octobre 1971    
Henri Richard     No. 16         le 10 décembre 1975   
Guy Lafleur     No. 10         le 16 février 1985    
Doug Harvey     No. 2         le 26 octobre 1985   
Jacques Plante     No. 1         le 7 octobre 1995       
Dickie Moore    No. 12         le 12 novembre 2005
Yvan Cournoyer     No. 12         le 12 novembre 2005
Bernard Geoffrion     No. 5         le 11 mars 2006
Serge Savard         No. 18         le 18 novembre 2006
Ken Dryden         No. 29         le 29 janvier 2007
Larry Robinson        No. 19        le 19 novembre 2007
Bob Gainey        No. 23        le 23 février 2008

Patrick Roy

Originaire de Sainte-Foy, à Québec, Patrick Roy était prédestiné à faire carrière dans le sport. Sa mère Barbara qui excellait à la nage synchronisée figurait au classement national alors que son père Michel était un tennisman accompli. De par son grand-père Bona Arsenault, politicien et historien québécois, membre de l’Ordre du Canada, il a sans doute hérité du tempérament qui fait l’apanage de tout homme public.

La persévérance est une des qualités de Patrick Roy et il démontrera très jeune qu’il n’est pas homme à se laisser abattre sans livrer une chaude lutte. À l’âge de 15 ans, il est retranché de l’équipe élite et se retrouve avec l’équipe midget de calibre récréatif à Sainte-Foy. Fouetté par ce qui ne sera qu’un interlude dans son apprentissage, il demeure un joueur au très grand potentiel comme il en fera la preuve avec les Gouverneurs de Sainte-Foy en 1981-1982 disputant 41 matchs, ne subissant que trois revers. Choix de 2e tour par les Bisons de Granby au repêchage de la LHJMQ en 1981, il y passera trois saisons, prenant part à 159 matchs et faisant face à plus de 50 tirs plus souvent qu’à son tour. En 1984, après une campagne au cours de laquelle il joue 61 parties, conservant une fiche de 29 gains et 29 revers avec des Bisons en reconstruction, Roy réalise un grand rêve quand les Canadiens, prenant la parole au 51e rang, font de lui leur 4e choix.    

La saison 1984-1985 allait constituer un point tournant dans la jeune carrière de Roy. Une fois la saison régulière des Bisons terminée, Roy est invité à se joindre aux Canadiens. Le 14 mars, alors que les Jets de Winnipeg sont les visiteurs au Forum, il est lancé dans la mêlée pour la troisième période et n’accorde aucun but sur deux lancers. On l’envoie ensuite à Sherbrooke où le club-école des Canadiens commence sa course vers la Coupe Calder. Roy remporte son premier match et ajoutera 9 autres victoires pour donner aux Canadiens de Sherbrooke le championnat de la Ligue américaine.

Si la saison 1984-1985 fut celle qui a vu Patrick Roy sortir de l’ombre, la saison 1985-1986 sera celle qui jettera toute la lumière sur ce jeune gardien au style papillon qui est reconnu pour parler à ses poteaux qu’il considère comme ses amis. À sa première saison avec le Tricolore, il remporte 23 des 47 matchs auxquels il prend part, mais c’est en séries qu’il s’imposera indiscutablement face aux Bruins de Boston, aux Whalers de Hartford, aux Rangers de New York et aux Flames de Calgary. Tel un prestidigitateur, il réussit de miraculeux arrêts et se voit décerner pour la première fois le trophée Conn-Smythe en raison de ses prestations, menant les Canadiens à la coupe Stanley.  Roy devient l’idole de tous les jeunes et son style papillon est imité par toute une génération de gardiens en devenir.

Si les séries éliminatoires de 1986 avaient permis de découvrir Patrick Roy, celles de 1993 le consacreront, à 28 ans seulement, comme l’un des grands gardiens de l’histoire. Exceptionnel, Roy et ses coéquipiers font flèche de tout bois et établissent un record en remportant 10 matchs consécutifs en prolongation. Les performances de Roy donnent aux Canadiens une 24e coupe Stanley et un deuxième trophée Conn-Smythe pour Roy.

Après un peu plus de 11 saisons avec les Canadiens, Roy se retrouve avec l’Avalanche du Colorado qu’il mènera à deux conquêtes de la coupe Stanley. Patrick Roy a annoncé sa retraite le 28 mai 2003 laissant derrière lui une pléiade de records qui pourraient ne jamais être égalés, voire même approchés.

Patrick Roy s’est taillé une place dans l’histoire des Canadiens par ses statistiques éloquentes, lui qui mène dans plusieurs catégories incluant le total combiné des matchs en saison et en séries (665), et le plus de matchs, saison régulière et séries en une saison (82), la plus longue séquence de matchs sans défaite à domicile (29) et la plus longue séquence de victoires à domicile (14). En séries, les exploits de Roy sont tels que son nom vient en tête dans une vingtaine de catégories. 

En carrière dans la LNH, il détient les marques en saison régulière pour le plus de victoires (551), les matchs joués (1 029), les minutes jouées (60 227), les lancers contre (28 353) et les arrêts (25 807). Sa fiche est tout aussi reluisante en séries, lui qui mène pour les matchs en carrière (247), les minutes jouées (15 209), les blanchissages (23), les victoires (151) en plus de partager le record de 11 victoires consécutives au cours des séries d’une même saison.

Patrick Roy a été intronisé au Temple de la Renommée du hockey en novembre 2006.