Une question de numéro

mardi, 24.06.2008 / 12 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Une question de num\u00E9ro
MONTRÉAL -  Le logo d’abord, le numéro ensuite. Décider où il désirait jouer a peut-être été la portion la plus facile pour Alex Tanguay. Le talentueux ailier gauche a maintenant une importante décision à prendre.

Acquis des Flames de Calgary vendredi soir, le vétéran de huit saisons dans la LNH n’a pas encore arrêté son choix sur le numéro qu’il popularisera.

« Puisque le 18 de Serge Savard est déjà dans les hauteurs du Centre Bell et que Max porte le 40 que j’avais à Calgary, je ne sais pas encore quel numéro je vais porter », a indiqué Tanguay de son domicile de Lac-Beauport, avant de quitter quelques jours pour un voyage de golf. « Je ne déteste pas le 13, mais si Mats décide de venir à Montréal, je vais lui laisser volontiers. Peut-être le 18 inversé, 81.  On verra.»

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Ses statistiques
À sa deuxième saison à Calgary en 2007-2008, après avoir établi un sommet personnel avec 81 points la campagne précédente, Tanguay a connu une saison en-deçà de ses attentes, récoltant 58 points, son plus bas total depuis 2001-2002. Le moment était donc approprié pour un nouveau décor.

« Je dois remercier l’organisation des Flames pour son professionnalisme », a expliqué Tanguay. «  Darryl Sutter et moi avons convenu qu’il serait dans l’intérêt des deux parties que nos chemins se séparent. Je suis vraiment heureux d’avoir été échangé aux Canadiens. »

S’amenant à Montréal avec déjà une bague de la coupe Stanley à ses doigts, Tanguay ne cache pas qu’un peu de sang bleue coule toujours dans ses veines.

« J’ai grandi à Québec avec les Nordiques », a admis l’athlète originaire de Ste-Justine en Beauce, à une heure de route du Colisée. « Peter Stastny a été ma première idole. À l’époque, il était l’un des meilleurs centres du circuit. »

Malgré le départ de la franchise de Vieille Capitale vers le Colorado au printemps 1995, il a pu renouveler ses liens avec le Fleurdelisée en 1998 lorsque l’Avalanche en a fait son premier choix au repêchage au 12e échelon.

De là, il a pu côtoyer plusieurs autres de ses idoles, allant même jusqu’à boire du champagne dans la coupe Stanley en leur compagnie en 2001.

Raymond Bourque et Alex Tanguay célèbrent après avoir remporté la coupe Stanley au printemps 2001.
« Je me compte vraiment chanceux d’avoir pu jouer en compagnie d’autant de grands joueurs, comme Raymond Bourque, Patrick Roy, Joe Sakic et Peter Forsberg. », a poursuivi Tanguay. « Lors de mon arrivée au Colorado à 19 ans, l’organisation tenait à ce que je reste avec un vétéran de l’équipe. Patrick m’a alors offert son toit. On voyageait ensemble, donc on avait la chance de beaucoup discuter. Je peux vous dire qu’il est aussi intense qu’on le dit.

« J’ai appris beaucoup des autres », a ajouté Tanguay. « L’enthousiasme de Raymond pour le sport était contagieux. L’éthique de travail de Joe n’avait pas son pareil. Quant à Peter, il m’a donné beaucoup de trucs sur comment protéger la rondelle.  J’espère pouvoir apporter ma contribution à mon tour à mes nouveaux coéquipiers.»

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com