Les nouveaux débarquent en ville

mardi, 04.09.2007 / 19 h 15 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com
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Les nouveaux d\u00E9barquent en ville
MONTRÉAL – Voir des joueurs de hockey trimbaler leurs bâtons de golf est habituellement le signe de la fin de la saison de hockey, mais la présentation du tournoi de golf annuel des Canadiens indique tout le contraire.

Qu’ils soient arrivés seuls ou qu’ils aient fait du covoiturage pour se rendre au majestueux terrain de Laval-sur-le-Lac, les joueurs des Canadiens ont été accueillis par la meute de journalistes habituelle à un événement qui signifie que le compte à rebours pour la nouvelle saison est commencé.

Il s’agissait aussi du premier avant-goût pour Roman Hamrlik de ce qui l’attend, le nouveau venu ne semblait pas impressionné outre mesure par tous les flashs et les questions dirigées en sa direction.

« J’ai parlé à Marty Rucinsky avant de m’amener ici et il m’a averti à propos de vous », a lancé Hamrlik aux journalistes. « Il m’a dit de me surveiller, car vous êtes apparemment partout. »

Visiblement à l’aise devant les caméras, Hamrlik n’a même pas sourcillé lorsqu’il a été question de remplacer le joueur étoile Sheldon Souray.

« Je crois qu’il fallait que je m’y attende. Je porte son numéro 44, non ? », a blagué Hamrlik. « Pour être honnête, 44 a toujours été mon numéro favori et c’est celui que je portais lorsque j’ai fait mes débuts dans la LNH avec Tampa Bay. »
 
Le Tchèque de 33 ans est impatient d’aider les jeunes défenseurs du Tricolore en plus de renouer connaissance avec quelques joueurs qu’il connaît bien.

« Je connais Saku Koivu et Alex Kovalev depuis un certain temps déjà et j’ai hâte de joueur avec eux », a ajouté Hamrlik. « Je suis habitué de travailler avec les jeunes défenseurs comme je l’ai fait avec Dion Phaneuf à Calgary au cours des deux dernières années. »
 
Le prochain à faire face à la musique a été le fougueux Tom Kostopoulos, qui a sorti un lapin de son sac. Le natif de Mississauga s’est adressé à la presse principalement en français au grand étonnement et grand plaisir de ses interlocuteurs.
 
« Lorsque j’étais petit, ma mère m’a dit qu’apprendre le français allait me servir un jour. Je suppose que cette journée est aujourd’hui », a expliqué Kostopoulos. « J’étais dans un programme d’immersion en français de la maternelle jusqu’en sixième année. »

Après avoir terminé son exposé en français, l’ancien des Kings a enchaîné en deuxième vitesse quant aux défis qui l’attendent avec sa nouvelle équipe.
 
« Peu importe ce que l’on raconte ici et là, je crois que nous avons des chances de connaître du succès comme toutes les autres équipes », a ajouté le nouveau numéro 6 des Canadiens. « C’est à nous de faire mentir ceux qui nous accolés l’étiquette de négligés. Nous avons certainement le groupe pour le faire. »

Pour boucler la boucle des nouveaux venus, Bryan Smolinski a eu un entretien de motivation avec sa fille de six ans Ashtyn avant de quitter son domicile avec son sac de golf dans le coffre de sa voiture.

« C’était la rentrée des classes pour ma fille également et elle m’a dit qu’elle ne voulait pas y aller », a expliqué Smolinski. « Je lui ai dit que papa n’avait pas non plus le goût d’aller rencontrer les journalistes, non plus. Mais me voici ! »
 
Smolinski était donc fin prêt à écrire le premier chapitre de sa carrière avec les Canadiens.

« J’ai eu la chance de jouer au Forum et j’ai rapidement su que de jouer ici était comme nulle part ailleurs », s’est souvenu Smolinski. « C’est toujours spécial de disputer des matchs ici et maintenant j’aurai cette chance pour 41 matchs. »
 
Le plaisir va commencer officiellement le 14 septembre pour Smolinski et ses nouveaux coéquipiers avec le début du camp d’entraînement avant la venue de Sidney Crosby et des Penguins le 17 au Centre Bell. Il serait surprenant que Smolinski ait besoin d’un autre entretien avec sa petite fille Ashtyn afin de trouver de la motivation pour cette rencontre.

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com