Le Club de hockey Canadien attristé par le décès de Sam Pollock

jeudi, 16.08.2007 / 15 h 15 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
Canadiens de Montréal
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Le Club de hockey Canadien attrist\u00E9 par le d\u00E9c\u00E8s de Sam Pollock
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
 

MONTRÉAL– C’est avec beaucoup de tristesse que le Club de hockey Canadien et la famille Gillett ont appris le décès de M. Sam Pollock survenu mercredi le 15 août au terme d’une longue maladie. Membre de l’organisation des Canadiens pendant 32 ans, M. Pollock assuma le rôle de directeur général des Canadiens de 1964 à 1978. Il était âgé de 81 ans.

 « La présence de Sam Pollock était une source d’inspiration qui se propageait à tous les joueurs. Le leadership qu’il exerçait a servi de modèle à ceux qui ont évolué sous ses ordres tant au cours des années 60 qu’à l’époque où je jouais pour lui, dire le directeur général des Canadiens Bob Gainey. Cet environnement bien particulier que nous avons connu durant ces années n’est pas étranger au fait que plusieurs joueurs ont par la suite accédé à des postes de direction dans la LNH » d’ajouter Gainey en faisant référence à plus d’une douzaine de Canadiens de l’ère Pollock qui sont devenus directeurs généraux ou entraîneurs chefs dans la Ligue nationale de hockey.

  Né à Montréal le 15 décembre 1925, Pollock démontre un intérêt certain pour le sport dès son jeune âge pratiquant le hockey et le baseball. De plus, durant l’été il dirige une équipe de balle-molle et au cours des mois d’hiver il est entraîneur d’une équipe de niveau midget qui constitue un réservoir de jeune talent pour les Canadiens Juniors. En 1945-1946, âgé de 20 ans seulement, il se joint officiellement à l’organisation des Canadiens pour devenir entraîneur adjoint avec les Canadiens Juniors. Deux ans plus tard, c’est à lui que l’on confie les fonctions de directeur général et d’entraîneur-chef de cette équipe qu’il mènera à la conquête de la Coupe Memorial après seulement trois ans. Il récidivera en 1958 cette fois à la barre des Canadiens Juniors d’Ottawa-Hull. De plus, entre 1950 et 1964, il cumulera les postes de dépisteur chef puis de directeur du personnel au sein des Canadiens.

 Pollock, dont le nom apparaît déjà sur la coupe Stanley remportée par les Canadiens en 1959-1960, succède au légendaire Frank Selke en mai 1964 à titre de directeur général. Dès sa première saison en poste les Canadiens remportent la coupe Stanley, exploit qu’ils répèteront à huit autres occasions durant les 14 années sous la direction de Pollock. L’architecte des succès des Canadiens durant cette période, Pollock est reconnu comme un visionnaire hors pair et un négociateur sans merci. Grâce à son flair, les Canadiens soutirent le premier choix au repêchage (des Seals d’Oakland) pour mettre la main sur Guy Lafleur en 1971. Il a aussi subtilisé Ken Dryden aux Bruins de Boston en retour de deux joueurs qui n’auront jamais joué un seul match dans la LNH.

 En 1978, il tire sa révérence du hockey et se joint à la Carena Bancorp Holdings qui fait partie de l’empire financier des frères Peter et Edward Bronfman. Pollock revint au monde du sport, cette fois au baseball, assumant la présidence des Blue Jays de Toronto de 1995 à 2000.  Sam Pollock a été intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1978. La même année il était nommé « Grand Montréalais » avant d’être fait officier de l’Ordre du Canada en 1985, puis Chevalier de l’Ordre du Québec en 2002.