Des coups de génie

jeudi, 16.08.2007 / 14 h 24 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com
 Sam Pollock pose en compagnie de son impressionnante collection de coupes Stanley. Galerie de photos
MONTRÉAL --  Sam Pollock n’avait pas son égal chez les autres directeurs-gérants du circuit pendant les 14 saisons qu’il a passées en tant DG des Canadiens. Mais ne nous croyez pas sur paroles, vérifiez par vous-mêmes en consulter cinq des meilleurs coups de Pollock au fil des ans.

Une fleur pour Pollock : Le rêve de Pollock est devenu réalité lorsque le Tricolore a pu mettre le grappin sur Guy Lafleur au tout premier rang lors du repêchage de 1971, mais cela a exigé plus d’un an de préparation. En mai 1970, Pollock obtient des Seals d’Oakland leur premier choix en 1971 ainsi que François Lacombe en échange d’Ernie Hicke et du premier choix des Canadiens en 1970. Or, au mois de janvier 1971,craignant que les Seals ne terminent pas au dernier rang du classement général, eux qui n’accusaient que cinq points de retard sur les Kings de Los Angeles et l’avant-dernier rang, Pollock échange Ralph Backstrom à Los Angeles qui termineront la campagne 18 points devant Oakland. Pollock a donc pu s’avancer au micro au mois de juin et sélectionner Guy Lafleur. Vous connaissez le reste.

Ce que Pollock veut, Pollock obtient : Après avoir vu les Bruins de Boston repêcher Ken Dryden de l’Université Cornell en 1964, Pollock s’est rapidement mis au téléphone pour obtenir celui qu’il recherchait. Comme il l’a fait si souvent, Pollock est finalement parvenu à persuader le directeur-gérant des Bruins Milt Schmidt de se départir de Dryden en compagnie d’Alex Campbell, Montréal cédant en retour Guy Allen et Paul Reid. Dryden deviendra la pierre angulaire de la dynastie des Canadiens dans les années 1970 où Montréal remporta six coupes Stanley en neuf saisons. Quant à Allen et Reid, ils n’ont jamais joué un seul match dans la LNH.

Téléporte-moi Scotty!: Quel aurait été pour Pollock le résultat d’assembler tout ce talent sans le bon général, n’est-ce pas ? Alors qu’il dirigeait le club-école des Canadiens en 1955, Pollock a fait la connaissance de William Scott Bowman et l'a finalement attiré à Montréal avec le grand club en 1971 après qu’il eut obtenu son premier emploi dans la LNH avec les Blues de St-Louis. La paire a prouvé être un véritable duo de choc alors que Pollock et Bowman ont amassé un total de quatre coupes Stanley dans les années 1970. Ce ne fut qu’un début pour Bowman qui est devenu le plus grand entraîneur dans l’histoire de la LNH ; ses neuf bagues de la coupe Stanley sont là pour en témoigner.

Un oiseau rare : Ayant appris à déceler le talent alors qu’il travaillait pour le club-école des Canadiens en tant que directeur du développement des joueurs, Pollock a aussi sorti quelques lapins de son chapeau lors des séances de repêchage. L’une de ses plus impressionnantes prises est survenue  à l’été 1971. Comme si de repêcher Guy Lafleur n’était pas amplement suffisant, Pollock a également mis la main sur un autre joyau en sélectionnant Larry Robinson au 20e échelon. Malgré qu’il fut le cinquième défenseur choisi cette journée-là, « Big Bird » a connu une brillante carrière qui lui a permis d’obtenir une place au Temple de la renommée.

M&M, du vrai bonbon : Comptant déjà sur les services du jeune Pete Mahovlich, Pollock a décidé d’unir les frères Mahovlich avec les Canadiens. Tout comme la transaction à sens unique qui lui avait permis de ravir Pete aux Red Wings à l’été en retour de Gary Mohanan, l’astucieux directeur-gérant des Canadiens se remet au boulot et obtient le grand frère de Pete, Frank, de ces mêmes Red Wings en janvier en 1971 en retour de Guy Charron et Mickey Redmond. Le résultat : une coupe Stanley le printemps venu et trois autres au cours des cinq saisons suivantes. Pas en reste, Pollock échange Pete aux Penguins de Pittsburgh en 1977 en retour de Pierre Larouche qui enfilera 50 buts dans l’uniforme bleu-blanc-rouge en 1978-1979.


Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com