Payer le prix

vendredi, 20.07.2007 / 16 h 26 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
Canadiens de Montréal
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Payer le prix

Traduit par Julien Gauthier

MONTRÉAL – La saison morte a duré suffisamment longtemps pour Francis Bouillon, qui trépide d’impatience à l’idée de fouler la glace à nouveau pour la saison 2007-08.

«La saison de hockey est toujours pleine de rebondissements et ça fait du bien de pouvoir respirer un peu pendant la saison morte, mais d’un autre côté j’ai hâte que tout se mette en branle à nouveau», explique Bouillon qui s’entraîne dans la Vieille Capitale pendant la période estivale.

Travailleur acharné, Bouillon est passé par des chemins de campagne pour arriver en ville et aboutir dans la LNH. N’ayant jamais été repêché, Bouillon a fait la navette entre la grande ligue et les mineures avant d’obtenir un poste régulier à la ligne bleue des Canadiens.

«J’ai toujours dû travailler un peu plus fort que les autres pour obtenir tout ce que j’ai réussi à gagner dans ma vie. Je ne connais pas vraiment d’autres façons de fonctionner», admet Bouillon. «Je me prépare de la même façon en vue de la saison aujourd’hui que je le faisais lorsque je n’étais pas certain de rester avec l’équipe ou d’être rétrogradé dans les mineures. C’est moi, je suis fait comme ça.»

Sa détermination a porté ses fruits tout juste avant le début de la campagne 2005-06, lorsque Bouillon a paraphé une entente de trois ans avec les Canadiens, le premier contrat à long terme de sa carrière. Cette forme d’engagement des Canadiens envers le défenseur âgé de 31 ans signifie beaucoup à ses yeux. Depuis qu’il avait percé dans la LNH en 1998-99, il avait dû renouveler chaque contrat sur une base annuelle.

«Ça m’a soulagé de signer cette entente de plusieurs saisons, mais ça n’a changé d’aucune façon mon approche envers le hockey», rappelle Bouillon. «Je suis toujours le même joueur et je ne suis pas sur le point de m’asseoir sur mes lauriers et de prendre les choses pour acquises.»

Sa discipline personnelle et sa détermination lui en ont d’ailleurs fait suer un coup au gymnase cet été, où il s’est littéralement défoncé en vue de la prochaine saison. En compagnie de confrères de la LNH tels que Patrice Bergeron des Bruins, Antoine Vermette des Sénateurs et son ancien coéquipier chez les Canadiens et maintenant nouveau gardien des Oilers Mathieu Garon, Bouillon s’est entraîné au gymnase quelques heures chaque jour avant de rechausser les patins récemment.

Lorsque le camp d’entraînement officiel se mettra en branle en septembre, parions que Bouillon sera le premier joueur à s’y présenter, prêt à faire son boulot. Comme quoi les bonnes vieilles habitudes ne se perdent pas.

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