Subban montre des dents

mercredi, 18.07.2007 / 15 h 18 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
Canadiens de Montréal
X
Partagez avec vos amis


Subban montre des dents

MONTRÉAL –Dès son premier contact avec les médias montréalais, un samedi matin en juin dernier à Columbus, P.K. Subban avait épaté la galerie avec l’aisance avec laquelle il s’était adressé à la meute de journalistes. Toutefois, c’est avec son talent qu’il entend bien laisser sa marque avec les Canadiens.

Classé 102e par la Centrale de repêchage de la LNH parmi les patineurs nord-américains chez la cuvée 2007, Subban, le choix de deuxième ronde des Canadiens lors de la dernière séance de repêchage, le 43e choix au total, avait promis cette journée-là qu’il allait porter le chandail qu’on venait de lui remettre pendant des semaines. S’il n’a pas tenu parole, ce n’est sûrement pas parce qu’il a changé ses allégeances.

« Je l’ai enlevé, je n’avais pas le choix », a indiqué Subban. « Il faut que tu reviennes sur Terre un jour ou l’autre et le plus rapidement possible est toujours le mieux. Tu parles avec plusieurs équipes au cours de la saison, mais c’est celle avec qui tu as rêvé de jouer toute ton enfance qui te repêche, c’est assez exceptionnel. Je dois maintenant me concentrer à faire ce que j’ai toujours voulu devenir : un hockeyeur professionnel.»

Toujours le sourire aux lèvres, le rapide défenseur, qui a défendu les couleurs des Bulls de Belleville au cours des deux dernières saisons dans la Ligue de l’Ontario,a été comparé grâce à sa « performance » au dernier repêchage, à un Chris Rock du hockey, une comparaison qu’il rejette du revers de la main.

« Je ne désire pas amuser les gens volontairement », a expliqué Subban, auteur de 56 points en 68 rencontres en 2006-2007. « Vous ne me surprendrez pas à sortir un Sharpie de l’un de mes patins. Mes parents m’ont appris de toujours parler avec mon cœur. De cette façon, tu es toujours authentique. Tant mieux si cela divertit les gens et les fait sourire. C’est beaucoup plus facile d’être confiant lorsqu’on pense ce que l’on dit. Et la confiance est certainement mon plus grand atout.»

« Certaines personnes me comparent déjà à Jeremy Roenick », a poursuivi Subban.. « Cependant, je crois que la seule réelle ressemblance est que nous sommes tous les deux à l’aise devant les caméras ».

Le volubile athlète de 18 ans est rapidement devenu la coqueluche des partisans qui ont assisté au courant de la dernière semaine au camp de perfectionnement des Canadiens où était réuni quelque vingt des plus beaux espoirs de l’organisation. Sans se faire prier, Subban a signé des dizaines et des dizaines d’autographes.

« C’est une première expérience incroyable », a loué Subban. « C’est certainement différent de ma vie chez les juniors. Je croyais qu’il avait plus de personnes lors des différentes séances de patinage qu’aux matchs des Bulls. »

Tout comme l’avait tablé le gardien Carey Price suite à la conquête de la coupe Calder par les Bulldogs, ces camps ont une importance capitale pour le développement des Canadiens de demain. Subban le seconde sans hésiter.

« Dès le premier jour, la chimie s’était déjà installée entre tous les joueurs », a indiqué Subban. « Greg [Gregory Stewart ] est co-chambreur et m’a expliqué ce qui allait se passer au courant de la semaine pour que je n’aie pas de surprise. Je dois le dire, le personnel de recruteurs dirigé par Trevor Timmins a fait un travail extraordinaire au cours des dernières années pour repêcher des joueurs qui n’ont qu’une seule chose à l’esprit : l’équipe. Il n’y a pas d’individualistes au sein de ce groupe. »

Avec un discours aussi rafraîchissant, Subban ne sera pas le seul à afficher son plus beau sourire au cours des prochaines années à Montréal; ceux qui l’ont déniché aussi.