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Savard et Dryden seront honorés en 2006-2007

vendredi, 15.09.2006 / 24 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Savard et Dryden seront honor\u00E9s en 2006-2007
Les numéros 18 et 29 seront hissés dans les hauteurs du Centre Bell

Ken Dryden et Serge Savard ont largement contribué à la domination des Canadiens de la décennie 1970.

MONTRÉAL - Après avoir remporté une demi-douzaine de coupes Stanley ensemble en tant que coéquipiers avec les puissantes formations des Canadiens au cours de la décennie 1970, il n'y a donc rien d'étonnant que Serge Savard et son numéro 18 de même que Ken Dryden avec le 29 seront tous deux immortalisés par le Club de hockey Canadien en 2006-2007.

Savard aura l'honneur d'ouvrir le bal alors que son numéro 18 sera hissé dans les hauteurs du Centre Bell le 18 novembre avant l'affrontement Canadiens-Thrashers tandis que Dryden se verra son numéro 29 retiré le 29 janvier en prélude du match contre les Sénateurs.

Le premier était un défenseur infatigable et une partie intégrante du meilleur trio de défenseurs que la ligue ait connu, bien connu sous le nom de « Big Three ». L'autre était un véritable géant devant son filet et le gardien le plus dominant que vous pourriez trouver. Avec un total combiné de 14 coupes Stanley, ce duo de membres du Temple de la renommée ont certainement fait leur marque dans la riche et glorieuse histoire des Canadiens.

L'incarnation de la détermination et de persévérance, l'impact de Savard à la ligne bleue du Tricolore a été immédiat. Après avoir amorcé sa carrière de 14 saisons avec les Canadiens en 1967-1968, Savard a tout d'abord fait sa marque durant la conquête de la coupe Stanley des Canadiens au printemps 1969. Alors âgé de 23 ans, le défenseur a amassé dix points en 14 rencontres pour devenir le premier défenseur à mériter le trophée Conn-Smythe en tant que meilleur joueur des séries éliminatoires.

Un des joueurs les plus courageux à avoir enfilé le gilet des Canadiens, Savard a surmonté une demi-douzaine de fractures à la jambe durant le cours de deux saisons au début des années 1970. Malgré avoir subi plusieurs chirurgies, Savard a rebondi à chaque occasion, suivant toujours le rythme pour demeurer l'un des défenseurs les plus dominants de sa génération.

En compagnie de Larry Robinson et Guy Lapointe, Savard a formé une véritable muraille à la ligne bleue, le « Big Three »,  qui a permis d'établir les fondations de la dynastie des Canadiens au cours de la décennie 1970. En plus de ses quatre participations au Match des étoiles , Savard occupe le troisième rang dans l'histoire des Canadiens chez les défenseurs avec 100 buts en carrière et la quatrième position pour les mentions d'aide (312) et les points (412).

L'arrière natif de Montréal a été nommé le 19e capitaine de l'histoire de la formation en 1979, « C » qu'il a porté fièrement durant deux saisons. Après un séjour à Winnipeg où il a mis un terme à sa carrière, Savard est retourné dans la famille des Canadiens en 1983-1984 à titre de directeur général de la formation. Il a alors été l'architecte deux équipes championnes de la coupe Stanley de 1986 et 1993. Savard a été intronisé au Temple de la renommée en 1986.

 

Acquis des Bruins en échange de deux joueurs qui n'auront jamais disputé un seul match dans la LNH, Dryden a sans aucun doute été impliqué dans une transaction qui demeure l'un des plus grands vols dans l'histoire du circuit. Le diplà´mé de Cornell a fait son entrée tard au cours de la saison 1970-1971, remportant ses six départs pour obtenir le vote de confiance de son entraîneur pour le début des éliminatoires. La verte recrue a par la suite mené les Canadiens vers une conquête de la coupe Stanley plus qu'inattendue, couronnant le tout en se voyant octroyer le trophée Conn-Smythe en tant que joueur le plus utile des séries. Avec seulement six matchs en saison régulière derrière la cravate, Dryden était encore éligible pour l'obtention du trophée Calder en 1971-1972, une bien mauvaises nouvelles pour les autres recrues du circuit. Dryden rafla ainsi la palme pour devenir le premier joueur, et encore le seul à ce jour, à remporter le Conn-Smythe avant de se mériter le titre de recrue de l'année.

Dryden a mené les Canadiens à six conquêtes de la coupe Stanley, incluant l'impressionnante séquence de quatre coupes consécutives de 1976 à 1979. Son gabarit de 6 pieds 4 pouces l'a bien servi au cours de sa courte, mais plus que brillante carrière de huit saisons. Le vainqueur de six trophées Vézina détient toujours la marque pour le plus de victoires en une saison (42), tout en occupant le troisième rang dans l'histoire de la franchise au chapitre des victoires (258), des blanchissages (46) et de la moyenne de buts alloués (2,24). Sélectionné à quatre reprises pour prendre part au Match des étoiles, le gardien a tiré sa révérence au terme de la campagne 1978-1979 et fut intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1983.

Au fil de son histoire, le Club de hockey Canadien a retiré les chandails de dix de ses plus grands joueurs : Howie Morenz (numéro 7, le 2 novembre 1937), Maurice Richard (numéro 9, le 6 octobre 1960), Jean Béliveau (numéro 4, le 9 octobre 1971), Henri Richard (numéro 16, le 10 décembre 1975), Guy Lafleur (numéro 10, le 16 février 1985), Doug Harvey (numéro 2, le 26 octobre 1985), Jacques Plante (numéro 1, le 7 octobre 1995) et au cours de la saison 2005-2006 ceux de Dickie Moore et Yvan Cournoyer (numéro 12, le 12 novembre 2005) ainsi que Bernard Geoffrion (numéro 5, le 11 mars 2006).

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com