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Ministres de la défense

vendredi, 25.08.2006 / 24 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Ministres de la d\u00E9fense
La ligne bleue montréalaise bien représentée au Temple de la renommée

(Dans l'ordre habituel) Émile Bouchard, Doug Harvey, Jacques Laperrière, Serge Savard, Guy Lapointe et Larry Robinson sont six des neuf défenseurs des Canadiens à  avoir trouvé leur place au Temple de la renomméeé

MONTRÉAL -- Bien qu'ils n'aient pas été aussi souvent sous les projecteurs que les attaquants légendaires derrière qui ils jouaient, les défenseurs qui ont élu domicile à la ligne bleue des Canadiens au fil des ans forment une liste impressionnante de membres du Temple de la renommée, de joueurs étoiles et, bien entendu, de champions de la coupe Stanley.

Toute discussion sur les défenseurs des Canadiens commence avec Doug Harvey qui a pavé la voie aux défenseurs à caractère offensif d'aujourd'hui. Ayant évolué dans l'ombre de Maurice Richard puis Jean Béliveau au cours de sa carrière de 14 ans avec les Canadiens, les qualités de manieur de rondelle et l'instinct offensif de Harvey ont constitué des morceaux importants du casse-tête lors des six conquêtes de la coupe Stanley avec Montréal, dont les cinq triomphes consécutifs de 1956 à 1960.

Les preuves de la domination du légendaire numéro 2 des Canadiens sont nombreuses, en commençant par le nombre de fois où son nom est gravé sur le trophée Norris. Gagnant à sept reprises de la palme remis au meilleur défenseur, Harvey occupe le deuxième rang dans l'histoire de la LNH, n'étant devancé que par Bobby Orr et son record de huit.

Cependant, Harvey n'est pas le seul arrière du Tricolore à s'être approprié cet honneur à plus d'une reprise. Larry Robinson, en 1980, a rejoint le groupe sélect des multiples récipiendaires du trophée chez les Canadiens en remportant le Norris pour une seconde fois, après avoir mis le grappin sur le trophée en 1977. Robinson était toutefois bien appuyé à la ligne bleue du Tricolore durant la décennie 1970 alors qu'il était l'un des éléments du monstre à trois têtes qu'était le « Big Three ».

Accompagné de Serge Savard et Guy Lapointe, Robinson était la figure de proue d'une unité défensive qui est largement reconnue comme la meilleure unité que la ligue ait eu la chance de connaître. Ce trio constitue une raison importante pourquoi Montréal a dominé les années 1970 avec six coupes Stanley, dont quatre consécutives de 1976 à  1979.

Personne ne peut s'étonner que le renommé trio de défenseurs ait la main mise sur plusieurs des pages du livre des recors des Canadiens. Entre autres, Guy Lapointe est bien en selle avec les trois premières positions pour le plus de buts en une saison tandis que Robinson vient en tête de lice dans la catégorie des points et des mentions d'aide. Le « Big Three » est également devenu accro des Matchs des étoiles alors que Savard, Lapointe et Robinson ont effectué un total de 17 apparitions à la classique annuelle dans l'uniforme des Canadiens, dont neuf par Robinson.

Bien que le visage de la franchise soit souvent associé aux exploits offensifs des Richard, Lafleur, Béliveau et compagnie, sans les solides piliers à la ligne bleue qui ont séjourné à Montréal, la route vers les sommets aurait peut-être été plus cahoteuse.

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com