Regard sur la relève : Carey Price

lundi, 21.08.2006 / 24 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Regard sur la rel\u00E8ve : Carey Price


Les nouveaux règlements n'ont pas freiné Carey Price à améliorer ses talents de manieur de rondelle.

MONTRÉAL -- Une année après avoir été la crème de la cuvée 2005 chez les gardiens de but en étant sélectionné au cinquième rang, Carey Price s'approche peu à peu de protéger un jour le filet des Canadiens et ce jour est peut-être plus près que l'on pense.

Après avoir soufflé 19 bougies sur gâteau d'anniversaire la semaine dernière, Price espère faire tourner quelques têtes au camp d'entraînement de cette année, en commençant par le camp des recrues.

« D'avoir acquis cette expérience l'an dernier est tout un avantage », a expliqué Price, qui a pris part au camp d'entraînement du grand club l'an dernier en plus d'être de la vingtaine d'espoirs des Canadiens présents au camp de développement en juillet dernier. « Lorsque je suis arrivé l'an passé, les seuls joueurs que je connaissais étaient Guillaume Latendresse et Kyle Chipchura, mais d'arriver cette année et de savoir à quoi m'attendre sera d'une grande aide. »

Surtout que Price n'avait pas quitté Montréal les mains vides à l'automne 2005, lui qui avait participé à trois matchs lors du calendrier préparatoire.

«  Les exercices que Rollie a commencé à m'enseigner, il y a un an, me rendent la tâche tellement plus facile », a ajouté Price. « Rollie est un excellent entraîneur et c'est vraiment agréable de travailler avec lui. Mais le plus important, c'est qu'il sait vraiment de quoi il parle. »

Price ne pourrait mieux dire alors que le palmarès de Melanson parle de lui-même. Après avoir pris le jeune José Théodore sous son aile et contribuer à son ascension au rang des vedettes dans la LNH, Melanson peut également se vanter d'avoir vu au développement de Mathieu Garon à devenir un gardien numéro 1. De plus, il ne faut pas négliger qu'une part du mérite de la montée fulgurante de Cristobal Huet revient à Melanson.
 
Tandis que Price attend en coulisse avant de devenir le prochain projet de Melanson, le gourou des gardiens du Tricolore aura peut-être besoin bientot d'un tabouret pour regarder dans les yeux son protégé de 6 pieds 3 pouces dont la dernière poussée de croissance n'est peut-être pas encore arrivée.

« Je ne suis pas certain si c'est terminé, mais j'ai effectivement grandi la saison dernière », a indiqué Price. « Mes genoux me font mal de temps à autre, alors je ne sais pas si j'ai terminé de grandir ou non. »

Lors de l'encan amateur 2005, l'état-major des Canadiens en avait surpris plus d'un en jetant son dévolu sur ce gardien grand format, non parce que le talent de Price était remis en cause, mais plutà´t par les antécédents de l'organisation en matière de s'accaparer de jeunes talents devant les buts aussità´t dans une séance de sélection. Michel « Bunny » Larocque, en 1972, avait été le dernier gardien sélectionné par les Canadiens en première ronde.

Si la patience est une vertu, elle est une nécessité lorsqu'il est question pour un gardien de faire le grand saut. La saison 2005-2006 en a été un bon exemple. Ryan Miller des Sabres et Alex Auld des Canucks, tous deux âgés de 25 ans, ainsi que le gardien de 23 ans des Sénateurs Ray Emery ont tous campé le rà´le de numéro un après avoir disputé au minimum140 matchs chacun dans la Ligue américaine. À 22 ans, Cam Ward, le récipiendaire du Connie-Smythe avec les Hurricanes, fait figure d'exception avec une seule saison dans les mineures avant de connaître ses succès du printemps dernier.

« C'est certain que je regarde ce qui ce passe à travers la ligue, mais je ne m'y attarde pas », a avoué Price. « Chaque gardien est différent. Cela prendra le temps que ça prendra afin que je sois prêt à faire le saut. »

Mais tout est possible. L'ex-gardien des Canadiens Jocelyn Thibault en 1993-1994, à l'époque avec les Nordiques, et Marc-André Fleury, plus récemment, font partie des oiseaux rares à se voir confier la tâche de défendre le filet d'une équipe de la LNH à 18 ans, soit que quelques mois après avoir été repêchés. Et les succès ne sont pas toujours au rendez-vous.

Peu importe ce que l'avenir immédiat lui réserve, l'état d'esprit dans lequel Price se retrouve n'a pas changé comparativement à l'an passé.

« Lorsque je me présente à un camp d'entraînement, même l'an dernier après le repêchage, je n'ai qu'un objectif en tête : faire l'équipe », a conclu Price. « De retourner à mon équipe ne m'a jamais traversé l'esprit jusqu'au moment où l'on m'a dit c'est là que j'allais jouer. Mon plan est de rester à Montréal le plus longtemps possible et de rendre la décision de mon renvoi à Tri-City la plus difficile possible. »

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com