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Regard sur la relève : David Fischer

mardi, 18.07.2006 / 24 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Regard sur la rel\u00E8ve : David Fischer


David Fischer a eu un avant-gout de ce qui l'attend à Montréal dans quelques années.

MONTRÉAL -- Il n'est peut-être pas une figure connue, mais David Fischer, 18 ans, a bien l'intention que cela change. Un produit de l'État du Minnesota où le hockey est roi, le premier choix des Canadiens lors du repêchage amateur 2006 sait une chose ou deux de jouer dans un endroit où le hockey prime d'abord et avant tout.

« Tout le monde jouait au hockey en grandissant, c'est ce que vous faites au Minnesota », a avoué Fischer, originaire d'Apple Valley, qui a chaussé les patins pour la première fois à l'âge de deux ans sous le regard enthousiaste de son père Joe. « Vous allez retrouver un filet de hockey à chaque deux ou trois maisons. Les gens n'ont jamais assez de hockey. »

« Quelques-unes de mes parties de hockey à l'école secondaire étaient diffusées à la télévision et le championnat d'État a fait salle comble au Xcel Energy Center », a ajouté Fischer, rayonnant. « Lorsqu'on s'arrête un instant pour y penser, c'est totalement fou. »

Le hockey faisant partie de l'ADN de la population n'a rien d'étranger à Montréal, une ville qui bat au rythme de ses Canadiens. La passion pour le sport n'est pas la seule chose qui fera en sorte que Fischer se sentira tout comme chez lui lorsqu'il parviendra à se tailler un poste avec les Canadiens.

« L'hiver au Minnesota est simplement le meilleur », s'est vanté Fischer. « Cela peut durer cinq à six mois et il y a des étangs gelés et des patinoires où l'on peut patiner à la tonne. L'hiver peut s'étaler de l'Action de grâce jusqu'au mois de mars, si vous êtes chanceux. »

Fischer a eu un avant-goût de son futur domicile dans la LNH - du moins durant l'été - en étant parmi la vingtaine des récents choix au repêchage des Canadiens à se présenter au camp de perfectionnement annuel de la formation qui s'est déroulé du 8 au 15 juillet dernier. En compagnie des deux précédents premiers choix des Canadiens Carey Price et Kyle Chipchura, Fischer a eu la chance de se familiariser avec l'organisation des Canadiens.

« Pour être honnête, j'étais un peu nerveux à propos de ce qui allait m'attendre à mon arrivée », a indiqué Fischer, qui n'était jamais venu au Canada avant cet été. « Mais ce fut une expérience extraordinaire et ce fut très agréable de rencontrer tout le monde, de Bob Gainey et son équipe, à Guy Carbonneau et son personnel d'entraîneurs. »

Une personne à qui Fischer n'aura pas besoin de présentation au cours des prochains mois est le premier choix au total de l'encan amateur 2006, Erik Johnson. Après s'être livré bataille durant leur enfance et devenir des ennemis jurés, Fischer et Johnson patrouilleront la même ligne bleue dès cet automne à l'Université du Minnesota.

« Cela fait longtemps que ça dure », a admis Fischer à propos de sa lutte avec Johnson, le premier choix des Blues. « Il est un excellent joueur et un gars incroyable. Jouer ensemble sera un peu bizarre au début, mais j'ai vraiment hâte. »

Les Golden Gophers ne seront certainement pas en manque de jeunes talents. En plus de la venue de Fischer et Johnson, le vestiaire du Minnesota inclura également un autre premier choix de 2006 Kyle Okposo (7e au total par les Islanders) et Phil Kessel (5e choix au total par les Bruins) qui en sera à sa deuxième campagne avec la formation.

Une tradition de hockey et un impressionnant alignement ne sont pas les seules raisons pourquoi Fischer a dit « Oui, je le veux » à l'Université du Minnesota.

« Je ne serai qu'à 25 minutes de la maison, ce qui est pas mal », a déclaré Fischer. « Je suppose que je suis juste assez loin de la maison, mais assez près pour retourner prendre le repas du dimanche, sans oublier le lavage. »

La connexion de Fischer avec le domicile parental n'est pas que reliée au pain de viande et des sous-vêtements propres. Le clan Fischer est tricoté serré et l'est devenu davantage lorsqu'une tragédie a frappé la famille.

David Fischer a attiré bien des regards lors du camp de perfectionnement annuel des Canadiens en juillet. 

« Ma mère a été diagnostiquée avec le cancer du sein en novembre », a indiqué Fischer. « C'est une des choses qu'on croit que ça n'arrive qu'aux autres. Ce fut difficile pour tout le monde et nous nous sentions tous démunis. Les traitements de chimiothérapie sont terminés et ses cheveux recommencent à pousser. Elle a livré toute une bataille et elle se sent beaucoup mieux. »

Ce n'était cependant pas le cas le jour du repêchage lorsque Debbie Fischer n'a pas apprécié du tout ne pas être dans les gradins du GM Place à Vancouver pour le Jour J de son fils.

« Elle est plutà´t choquée de ne pas pouvoir venir à Vancouver, mais lorsqu'elle a vu les autres mères à la télévision assises à cà´té des autres joueurs, elle n'a l'a pas apprécié du tout », a lancé tout sourire Fischer. « Mais, elle a organisé une fête à la maison où tout le monde que l'on connaît était invité. C'était génial. »

Alors qu'entendre son nom par les Canadiens est un moment qu'il n'oubliera jamais, il ne peut en dire autant pour les minutes qui ont précédé le repêchage. Un heureux mélange de Survivor et Fear Factor. Comme si cela n'était pas suffisamment exigeant au point de vue physique, ce qui attendait les joueurs lors des entrevues face à face l'était tout autant.

« Les entrevues ont débuté à 8h 30 et se sont terminées vers 18h », s'est souvenu Fischer. « Imaginez la scène : un long corridor d'hà´tel où l'on vous guide de chambre en chambre pour vous passer un interrogatoire en règle.

« La chose la plus difficile fut lorsque je savais qu'il n'y avait pas d'étincelles et que l'ambiance était bizarre », a renchéri Fischer, qui était loin d'être frais et dispos lorsqu'il a finalement cogné à la porte des Canadiens vers 14h. « Ce fut certainement une longue journée jusqu'à ce point, mais lorsque je suis rentré dans cette chambre, j'ai ressenti une bonne vibration. Même quelques jours plus tard, j'avais une intuition que les Canadiens étaient intéressés par mes services. Je ne sais pas comment, je le savais tout simplement. »

À l'évidence, le sentiment est partagé.

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com