Un nouveau contrat pour oublier la défaite du Portugal

jeudi, 06.07.2006 / 24 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Un nouveau contrat pour oublier la d\u00E9faite du Portugal
Le soccer coule aussi dans les veines des Ribeiro

Si RIbeiro était tout sourire jeudi lorsqu'il a rencontré la presse, il en était rien pour ses favoris du Portugal mercredi après la défaite contre la France.

MONTRÉAL - Avec un nouveau contrat en poche, Mike Ribeiro avait toutes les raisons au monde d'afficher son plus beau sourire ce jeudi, une sorte de baume sur ses plaies après avoir vu le Portugal, 24 heures plus tà´t, s'incliner aux mains de la France en demi-finale de la Coupe du monde.

Les Ribeiro prennent leurs racines portugaises et le soccer très au sérieux. Le père de Mike, Alberto, a, après tout, joué au soccer au niveau professionnel au début des années 1980, et ce dernier n'a voulu rien rater de l'action en se rendant dans son Portugal natal pour vivre la fièvre de la Coupe du monde qui se déroule en Allemagne.

Même s'il n'est peut-être pas aussi mordu du ballon rond que son paternel, Mike n'est pas étranger à cette frénésie, lui qui avant d'adopter officiellement le hockey, démontrait son talent au soccer durant son enfance.

« J'ai joué au soccer jusqu'à l'âge de huit ans », a expliqué le numéro 71 des Canadiens. « Je me souviens que j'étais assez bon, mais je préférais le hockey et le baseball. »

Il semble que le gène « soccer » chez les Ribeiro a sauté une génération alors que le fils aîné de Mike, Mikael, brûle déjà sa ligue dans l'ouest de l'île de Montréal.

« Il joue très bien. Il marque en moyenne trois buts par rencontre », a avoué Ribeiro, qui est aux premières loges pour assister aux exploits de son garçon. Le centre de 26 ans occupe le poste d'entraîneur de la formation de son fils en plus de chauffeur personnel de son joueur vedette alors qu'il reconduit tous les matins son garçon de cinq ans à son camp intensif de soccer.

Trois générations de Ribeiro étaient présentes au Centre Bell lors de la Journée du hockey au Canada en janvier dernier.

Avec le petit Ribeiro menant la charge sur le terrain et son père dirigeant la circulation sur les lignes de cà´té, le Dynamo du West Island est sur une véritable lancée.

« L'équipe est 8-0 », a lancé fièrement Ribeiro. « L'équipe est en feu et les jeunes et moi avons beaucoup de plaisir cet été. »

Toutefois, ses favoris n'ont pas eu le même succès contre les Bleus.

« C'est sûr que c'est décevant de perdre sur un tir de punition. Néanmoins, il faut regarder le positif, cela faisait tout de même 40 ans que le Portugal n'avait pas atteint la ronde des 16. Ils sont encore jeunes. J'ai bien hâte à la prochaine Coupe du monde. »

Son coéquipier d'origine française Cristobal Huet, pour sa part, peut encore savourer la compétition qui connaîtra son dénouement dimanche.

« J'ai appelé Cristobal le matin du grand match», a expliqué Ribeiro. « Je n'ai pas été capable de le rejoindre. Je lui ai donc laissé un message que le Portugal allait botter le derrière à la France, mais il n'a toujours pas retourné mon appel ».

Si les Zidane, Henry et compagnie livrent la marchandise contre l'Italie lors de la grande finale, il ne serait pas étonnant qu'un appel en provenance du Vieux Continent fasse résonner le téléphone au domicile des Ribeiro dimanche en fin d'après-midi.

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com