La malédiction du Tricolore refera-t-elle surface?

mercredi, 07.06.2006 / 24 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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La mal\u00E9diction du Tricolore refera-t-elle surface?
19 des 20 tombeurs des Canadiens en séries ont dà» faire leur deuil de la coupe Stanley

Les Oilers tentent de devenir la première équipe, depuis l'édition victorieuse des Canadiens de 1993, à remporter la coupe Stanley après avoir profité d'un repos de plus de six jours avant d'amorcer la finale.

MONTRÉAL - Après avoir encaissés la défaite lors du match numéro un malgré avoir pris les commandes 3-0 dans la rencontre, les Oilers , qui ont perdu au passage les services du gardien Dwayne Roloson pour le restant de la finale, doivent maintenant se demander à quel saint ils peuvent se vouer. Or, loin d'avoir une quelconque prétention d'être divine, la malédiction du Tricolore a su bien servir la formation albertaine par le passé.

Depuis que la Ligue nationale a élargi ses horizons en 1967-1968 avec une première vague d'expansion, qu'une seule équipe a réussi à sabrer le champagne en tant que champion de la coupe Stanley après avoir éliminé les Canadiens au préalable durant les séries éliminatoires. La seule exception qui a brisé cette étrange séquence fut le Lightning de Tampa Bay lors des séries 2004. Tampa Bay, après avoir disposé des Canadiens en quatre matchs en deuxième ronde, était parvenu à poursuivre son chemin jusqu'aux grands honneurs pour mettre fin à cette séquence qui perdurait depuis 1972. Cette année-là, les Rangers avaient éliminé le Tricolore avant de subir le même sort contre les Bruins.

Ainsi, lors des 19 fois précédentes entre 1972 et 2002, les tombeurs des Canadiens n'avaient pu connaître les joies de l'ultime victoire. Les plus grands bénéficiaires furent justement les Oilers d'Edmonton qui tentent de remporter une première coupe Stanley depuis 1990. À quatre reprises dont en 1990 contre les Bruins, les Oilers ont profité de la malédiction du Tricolore en disposant en finale de la formation qui avait montré la porte de sorties aux Canadiens. Pour ajouter aux espoirs des Oilers de ramener au Canada le précieux trophée, les Hurricanes de la Caroline, qui ont défait le Tricolore en première ronde cette année, ont été les derniers lors de la saison 2002 à succomber au sort de la malédiction.

Cependant, la troupe de Craig MacTavish devra vaincre seule un de ses démons : celui de la longue pause qui a précédé sa participation à la finale, soit huit jours de congé forcé. Si le passé est garant de l'avenir, il semble qu'il existe une telle chose qu'un trop long repos. Des 12 équipes qui ont amorcé la série finale avec des forces fraîches grâce à  plus six jours de repos, que cinq sont parvenus à mettre le grappin sur la précieuse coupe de Lord Stanley.

Les Canadiens, qui sous la gouverne de Jacques Demers avaient dà» patienter huit journées avant d'affronter Wayne Gretzky et les Kings de Los Angeles lors de la finale en 1993, fut la dernière formation à parvenir à reprendre là où elle l'avait laissé en finale de conférence pour graver son nom sur la coupe Stanley. Depuis lors, les trois formations qui pensaient jouir d'un tel privilège ont fait chou blanc.

Avec un tel alignement des planètes, il ne reste plus que quelques jours à savoir si l'exil de 13 ans de la coupe Stanley chez nos voisins du Sud prendra fin dès l'an 1 de la néo-LNH.

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com