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Le Club de hockey Canadien a appris le décès de M. Bernard Geoffrion

samedi, 11.03.2006 / 24 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Le Club de hockey Canadien a appris le d\u00E9c\u00E8s de M. Bernard Geoffrion


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

MONTRÉAL - C'est avec beaucoup de tristesse que le Club de hockey Canadien a appris le décès de M. Bernard Geoffrion. Il est décédé paisiblement tà´t samedi matin dans un hà´pital à Atlanta, en Georgie, des suites d'un cancer de l'estomac. Il était âgé de 75 ans.

 Pour honorer les dernières volontés de M. Geoffrion, la famille a choisi de se réunir au complet ce soir au Centre Bell. Ainsi, la cérémonie du retrait de son chandail #5 se tiendra comme prévu avant le match contre les Rangers de New York. L'épouse de M. Geoffrion, Marlene, fille du légendaire hockeyeur Howie Morenz, ses enfants Linda, Danny et Robert ainsi que ses petits enfants seront tous ensemble pour célébrer la vie et la carrière de « Boom-Boom ».

 Né à Montréal le 16 février 1931, M. Geoffrion a joué pendant 16 saisons dans la Ligue nationale de hockey, dont 14 avec les Canadiens, entre 1950 et 1964. Après une retraite de deux ans, M. Geoffrion a effectué un retour dans la LNH avec les Rangers de New York en 1966-1967. Il a annoncé sa retraite définitive à l'issue de la saison 1967-1968, après avoir accumulé 393 buts et 429 passes pour un total de 822 points en 883 matchs du calendrier régulier. En 132 rencontres des séries éliminatoires, M. Geoffrion a inscrit 58 buts et 60 passes pour un total de 118 points.

 En 766 matchs avec les Canadiens, M. Geoffrion a marqué 371 buts et ajouté 388 mentions d'aide, pour un total de 759 points. Dans l'uniforme des Canadiens, M. Geoffrion a récolté 115 points, dont 56 buts, en 127 matchs éliminatoires et a fait graver son nom sur la coupe Stanley en six occasions (1953, 1956, 1957, 1958, 1959 et 1960). En juin 1972, M. Geoffrion a eu droit à l'honneur suprême pour tout athlète professionnel en étant intronisé au Panthéon de la renommée du hockey, en même temps que son coéquipier et ami Jean Béliveau.

 À l'été 1979, M. Geoffrion a réalisé un vieux rêve en devenant le 16e entraîneur en chef de l'histoire des Canadiens, succédant au légendaire Scotty Bowman. Malheureusement, des problèmes de santé ont contraint M. Geoffrion à remettre sa démission au lendemain du match du 11 décembre 1979. Sous sa direction, les Canadiens ont affiché un dossier de 15 victoires, 9 défaites et 6 matchs nuls (36 points - ,600) et occupaient le premier rang de la division Norris. M. Geoffrion a également été le premier entraîneur en chef dans l'histoire des Flames d'Atlanta, entre 1972 et 1975. En 208 matchs, il s'est façonné un dossier cumulatif de 77 victoires, 92 revers et 39 verdicts nuls (193 points - ,416) et mené l'équipe à une participation aux séries éliminatoires lors de sa deuxième saison d'existence.

 Un pionnier

Reconnu à juste titre comme étant l'inventeur du lancer frappé, ce qui lui a valu le surnom de « Boom-Boom », M. Geoffrion a connu une carrière jalonnée de nombreux grands exploits. Il a donné ses premiers coups de patin dans la LNH le 16 décembre 1950, contre les Rangers de New York au Forum. Invité par le directeur général Frank Selke pour un essai de trois matchs, M. Geoffrion a alors inscrit l'unique filet des Canadiens face à Chuck Rayner, à son tout premier match, lors d'un verdict nul de 1-1.

 Dès sa première saison complète dans la LNH, en 1951-1952, M. Geoffrion a mérité le trophée Calder remis à la recrue par excellence du circuit grâce à une récolte de 30 buts et 24 passes en 67 matchs.

 La collection de trophées de M. Geoffrion ne devait pas s'arrêter là . En 1954-55, à sa quatrième saison complète dans la LNH, il a gagné le premier de deux trophées Art-Ross après avoir amassé 75 points, dont 38 buts, en 70 matchs. Cette performance lui a également valu une place au sein de la deuxième équipe d'étoiles de la LNH derrière son coéquipier et idole Maurice Richard.

 Mais c'est en 1960-1961 que M. Geoffrion a connu les plus grands moments de sa carrière. Cette saison-là , il est devenu le deuxième joueur dans l'histoire de la LNH, après Maurice Richard, à marquer 50 buts, un plateau historique qu'il a atteint le 16 mars 1961, contre Cesare Maniago et les Maple Leafs de Toronto, au Forum. Cette récolte lui a permis de remporter son deuxième trophée Art-Ross (95 points en 64 matchs), le trophée Hart, remis au joueur par excellence dans la ligue, et une sélection au sein de la première équipe d'étoiles.

 Pendant les années de gloire des Canadiens au milieu des années '50, M. Geoffrion occupait la pointe droite au sein d'un jeu de puissance si efficace que la LNH a dû modifier le règlement qui stipulait qu'un joueur devait passer deux minutes au banc des pénalités, peu importe le nombre de buts que marquait l'équipe adverse.

 Parmi tous les ailiers droits ayant évolué avec les Canadiens, M. Geoffrion détient le septième rang pour le plus haut total de buts lors d'une même saison avec 50, à égalité avec Maurice Richard (1944-1945), Guy Lafleur (1979-1980) et Stéphane Richer (1987-1988). Ses 95 points en 1960-1961 lui ont également permis de détenir le premier rang dans l'histoire parmi tous les ailiers droits des Canadiens jusqu'à ce que Guy Lafleur ne le dépasse, chemin faisant vers sa première de six saisons consécutives de 100 points, en 1974-1975