Six Canadiens vivront l'aventure olympique

dimanche, 25.12.2005 / 24 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
Markov, Zednik et Bulis vivront leur première expérience

Saku Koivu et Mark Streit seront les capitaines de leur équipe respective aux Jeux olympiques de Turin.

MONTREAL - Les partisans des Canadiens auront six bonnes raisons de river devant leur petit écran au cours du mois de février. En effet, six porte-couleurs des Canadiens ont été sélectionnés pour représenter leur pays lors des prochains Jeux olympiques qui se tiendront à Turin à compter du 10 février 2006.

Saku Koivu (Finlande), Alex Kovalev (Russie), Mark Streit (Suisse), Andrei Markov (Russie), Jan Bulis (République tchèque) de même que Richard Zednik (Slovaquie) plieront bagage pour l'Italie à la mi-février pour vivre l'aventure olympique après avoir vu leur nom inscrit parmi la formation de 23 joueurs de leur pays respectifs. Les trois premiers se retrouveront en terrain connu alors les trois autres en seront à leurs premières armes en la matière.

Non seulement Zednik participera à ses premiers Jeux d'hiver, 2006 marquera l'année où son pays n'aura pas la tâche ingrate de se qualifier pour le tournoi olympique avant de tenter sa chance de remporter une médaille. En 2002, la formation de la Slovaquie avait failli à la tâche, privée de plusieurs de ses meilleurs éléments qui n'avaient pas obtenu leur congé de leur équipe de la LNH pour participer à la ronde de qualification.

« Nous avons un bon jeune joueur en Andrej Meszaros. », a expliqué Zednik. « Lubomir Visnovsky des Kings est également bon et puis nous avons des gros gars comme Zdeno Chara et Ivan Majesky. Nous serons donc bien servis à la défense. »

Toutefois, contrairement par le passé, la question du gardien de but soulève moins d'inquiétudes.

« Nous avons Peter Budaj, qui a joué quelques matchs avec l'Avalanche et Karol Krizan. J'ai entendu dire que Krizan avait la meilleure fiche dans la ligue de Suède. Et cette ligue est loin d'être mauvaise. »

La Suisse a également dû trimer dur pour se tailler une place aux olympiques. Menée par le défenseur du Tricolore Mark Streit, la formation helvète a connu d'heureux moments récemment sur la scène internationale en se classant huitième  au classement mondial 2005 établi par la Fédération internationale de hockey sur la glace, derrière le « Groupe des sept ».

Le capitaine de la Suisse sait toutefois que la route s'annonce ardue.

« Je crois que ce sera un beau défi pour notre équipe », a admis Streit. « C'est toujours agréable de jouer contre le Canada, la Finlande et la République tchèque. Je suis très heureux qu'on m'offre cette opportunité d'aller de nouveau aux Jeux olympiques. Je crois que nous avons une bonne équipe, de la vitesse, du talent et en jouant une partie sans erreur, nous pouvons battre l'une des grosses équipes. »

Streit n'est pas le seul représentant de la formation montréalaise qui arbora le "C" sur son chandail en Italie. Saku Koivu agira de nouveau à titre de capitaine pour la Finlande, lui qui participera à ses troisièmes olympiades. La formation finlandaise se présentera en Italie avec très peu de changements au sein de son alignement, si ce n'est que le frère cadet de Saku, Mikko, sera de la compétition.

« Nous avons joué ensemble à la Coupe du monde et ce fut très plaisant mais les Olympiques, c'est autre chose », a confié Koivu. « Si un athlète a la chance de vivre cette expérience dans cette atmosphère unique et représenter son pays, pour moi, c'est certainement l'un des faits saillants de ma carrière. »

Bien que le centre de 31 ans appréhende avec grand enthousiasme le mois de février, Koivu a pour l'instant d'autres préoccupations. Sa priorité demeure de revenir au jeu avec ses coéquipiers de la Ligue nationale, lui qui soigne une blessure à l'aine depuis le début du mois de décembre.

« Je pense un peu aux Olympiques, mais pour l'instant, je veux me concentrer sur mon retour dans l'alignement et ensuite bien joué. Si je suis en mesure de bâtir un momentum dans la LNH, ce sera beaucoup plus facile une fois à Turin. »

Un joueur qui connaît une chose ou deux à propos du momentum est le double médaillé olympique Alex Kovalev. Une médaille d'or obtenue en 1992 et une de bronze à Salt Lake City en 2002 déjà à son cou, le franc-tireur d'origine russe sera campé d'Andrei Markov en Italie, ce dernier faisant ses débuts aux Olympiques avec la Russie.

Si cinq des six joueurs du Bleu-Blanc-Rouge choisis au sein de la formation respective semblaient être des formalités, celle de Bulis en a surpris quelques-uns.

« Je ne m'y attendais pas vraiment, étant donné que je n'avais pas été invité au Championnat du monde l'an dernier après ma saison en République tchèque. », a avoué Bulis. « Ce fut sans aucun doute une belle surprise lorsqu'on m'a appris la nouvelle. J'ai très hâte d'y aller et d'apporter ma contribution. »

Bulis, qui a évolué avec le Pardubice HC durant l'arrêt de travail, avait terminé au troisième rang des marqueurs de sa formation avec 24 buts, devancé que par Milan Hedjuk et Petr Sykora avec 25.

Cette solide campagne doublée d'un changement de garde à la tête de la formation nationale a joué en la faveur de numéro 38 des Canadiens. Bulis a obtenu 11 points en 16 matchs durant les éliminatoires alors que sa formation a affronté celle d'Alois Hadamczik, le nouvel entraîneur de l'équipe tchèque, au printemps.

Zednik était très heureux pour son bon ami qu'il ait enfin la chance de se faire valoir au niveau international. Bien que les deux hommes sont amis depuis qu'ils se sont amenés avec les Capitals, leur amitié ne semblera pas traverser l'Atlantique.

« Je lui ai dit, une fois que tu seras aux Olympiques, ne cherche pas trop longtemps, je serai à ta poursuite », a lancé à la blague Zednik.