Souvenirs de Calgary

mardi, 22.11.2005 / 24 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Souvenirs de Calgary
Steve Bégin et Marc Savard ont enfin le dernier mot

Steve Bégin et Marc Savard ont tous deux évolué pour l'organisation des Flames de Calgary au début de leur carrière dans la LNH.

MONTRÉAL - Personne n'est mieux placée pour comprendre l'éclosion de Steve Bégin depuis son arrivée à Montréal que son ancien coéquipier des Flames, Marc Savard, qui a connu son propre conte de fée depuis qu'il a atterri à Atlanta.

Il y à peine trois ans, Bégin tentait de quitter son siège habituel sur la galerie de presse du Saddledome alors que Savard s'affairait à  sortir du purgatoire de l'entraîneur Greg Gilbert. Aujourd'hui, les deux se sont épanouis dans leur nouveau domicile respectif.

« Je ne jouais pas du tout à l'époque et je me souviens que Marc se battait pour avoir plus de temps de glace », a confié Bégin. « J'ai toujours su qu'il était un joueur talentueux et c'est bien de le voir réussir de cette façon avec les Thrashers. »

En route vers la meilleure campagne de sa carrière alors qu'il pourrait atteindre le plateau des 25 buts avec déjà sept filets en poche en 21 matchs, Bégin a amorcé la campagne 2005-2006 avec 21 buts en 173 matchs. Savard, pendant ce temps, a présenté une moyenne d'un point par match depuis son arrivée en Géorgie, se classant cette année parmi les meneurs grâce à une production de 29 points.

« Des fois, les joueurs ont besoin d'un nouveau départ », a admis Bégin, qui a été échangé des Flames aux Sabres à l'été 2003, avant d'être réclamé au ballotage par les Canadiens le 3 octobre de la même année. « Trouver sa véritable niche avec une organisation peut faire toute la différence. »

Savard se réjouit tout autant de voir les efforts de Bégin être récompensés.

« C'est ce qu'il y a d'incroyable à propos de « Beige », il travaille si fort et saute sur la patinoire à chaque fois comme s'il s'agissait de la dernière fois », a expliqué Savard qui a passé près de quatre saisons avec Bégin à Calgary. « C'est merveilleux de voir qu'il reçoit enfin les honneurs qu'il mérite. »

« Je me souviens des moments difficiles à Calgary alors que nous encaissions notre part de défaites et que Bégin était toujours retranché de l'alignement. Je ne comprenais pas pourquoi on ne lui donnait pas la chance de jouer », a admis Savard. «  Il aurait pu nous aider de la façon dont il aide les Canadiens présentement. »

« Toutefois, pour être parfaitement honnête, je ne m'attendais pas à une telle production offensive de sa part depuis le début de la saison. Il doit être tout aussi sous le choc que moi », a lancé à la blague Savard.

Ce second départ pour Savard a permis au centre de 28 ans originaire d'Ottawa de mettre derrière lui ses très publicisées querelles avec Greg Gilbert, le pilote de l'équipe des Flames de l'époque.  Maintenant il s'est tissé des liens étroits avec l'entraîneur des Thrashers Bob Hartley.

« Dès mon arrivée, Bob m'a pris à part et il m'a dit qu'il s'attendait à de grandes choses de moi et que j'aurais la chance de me prouver », a déclaré Savard. « C'est plaisant de jouer pour lui et je suis très content d'avoir abouti à Atlanta. Je suis certain que Steve partage mon opinion à propos de Montréal. Du moins, il le prouve par son jeu. »

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com