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12 questions avec Yvan Cournoyer

samedi, 12.11.2005 / 24 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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12 questions avec Yvan Cournoyer


Pose favorite d'Yvan Cournoyer : soulever au bout de ses bras la coupe Stanley, ce qu'il a fait à dix reprises au cours de sa carrière.

MONTRÉAL -- canadiens.com est parvenu à attraper le "Roadrunner" Yvan Cournoyer, avant la soirée mémorable du novembre 12 alors que son numéro 12 sera hissé dans les hauteurs du Centre Bell avant la rencontre mettant au prise les Canadiens et les Maple Leafs, et il a répondu avec franchise aux 12 questions.


Canadiens.com : Pouquoi le 12?

Yvan Cournoyer : À l'instar de Dickie, c'est le numéro qu'on m'a donné.

Canadiens.com : Que signifie pour vous le numéro 12 ?

YC : Maintenant, il me suit partout. Le numéro de mon ancienne brasserie était le 637-1212 et le numéro de mon téléphone cellulaire contient également le « 12 ». C'est devenu une partie de moi.

Canadiens.com : Vous avez remporté dix coupes Stanley, une de moins que le record de 11 détenu par Henri Richard. Est-ce qu'une des conquêtes a plus de valeur à vos yeux ?

YC : Même si celle de 1973 est très spéciale car j'avais ravi le Conn Smythe, la première conquête est difficile à battre alors que tu peux enfin soulever la coupe au bout de tes bras. Bien que je n'étais qu'une recrue en 1965 et je n'avais pas eu beaucoup de temps de glace, on ne gagne la première qu'une seule fois.

Canadiens.com : Quelle équipe détestiez-vous le plus affronter?

YC : À l'époque, on affrontait chaque équipe à 14 occasions ! Donc, cela ne prenait pas beaucoup de temps avant de détester tous nos adversaires, mais les Maple Leafs viennent en tête de lice. Cela dépassait l'affrontement entre les deux équipes, c'était l'affrontement de deux villes. Encore aujourd'hui, les partisans de Toronto sont incroyables. Les Maple Leafs doivent mener la ligue au chapitre des coupes Stanley remportées avant le début de la saison.

Canadiens.com : Comment était-ce de participer à la "Série du siècle" en 1972 contre l'Union soviétique?

YC : Les gens pensent que nous exagérons lorsque nous disons qu'il s'agissait d'une guerre, mais exactement ce que c'était. C'était davantage que huit parties de hockey. C'était l'affrontement de deux solitudes et deux façons de vivre. Nul doute que je n'oublierai jamais cette expérience.

Canadiens.com : Vous avez été invité en Russie pour célébrer le 30e anniversaire de la série historique, comment cela s'est-il déroulé ?

YC : Lorsque j'ai appris que j'étais le seulement joueur canadien invité, je me suis dit que c'était en raison de la consonance russe de mon prénom Yvan. Sérieusement, c'était un réel honneur pour ma femme et moi et nous avons passé un moment magnifique. Je dois admettre que l'accueil fut plus chaleureux qu'en 1972 alors que nous n'étions pas en sécurité de marcher dans la rue.

Canadiens.com : Vous avez dû être patient lorsque vous avez percé l'alignement à l'âge de 20 ans au milieu de la décennie 1960, que pensez-vous que tant de recrues avec les Canadiens ont la chance de contribuer cette année ?

YC : C'est de la façon que cela devrait être. Lorsque je suis arrivé, des vétérans comme Jean Béliveau et Henri Richard m'ont montré la voie et ce fut à mon tour de prendre le relais lorsque des jeunes comme Guy Lafleur et Larry Robinson se sont joints à l'équipe. Les jeunes qui grandissent au sein de votre organisation sont les fondations de votre franchise.

Canadiens.com : Que pensez-vous de la "nouvelle" Ligue nationale de hockey?

 

YC : C'est fantastique. Pour être totalement honnête, j'avais de la difficulté à regarder une partie en entier au cours des dernières années, mais cette année, après trois périodes, je ne suis pas rassasié. On peut déjà percevoir un changement : ceux qui ne peuvent patiner ne feront pas long feu dans la LNH et ça devrait être ainsi.

Canadiens.com : Plusieurs personnes pensent qu'il y a beaucoup de punitions qui sont appelées cette année, abondez-vous en ce sens?

YC : Vous pouvez me croire, il est beaucoup facile, surtout pour les joueurs au gabarit imposant, d'accrocher et de retenir son adversaire. Maintenant, vous devez le rejoindre pour l'arrêter, vous ne pouvez pas arrêter de patiner. Il y aura certainement une période d'adaptation. C'est certain qu'il y a beaucoup de jeux de puissance, mais je ne plaindrais pas si j'étais sur la glace aujourd'hui. À l'époque, j'étais reconnu comme un spécialiste en la matière, donc je serai toujours sur la glace de la façon dont les rencontres sont arbitrées.

Canadiens.com : Croyez-vous que l'arrêt de travail pendant un an a été bénéfique?

YC : Oui,absolument ! Bien entendu, ce fut terrible de ne pas avoir de hockey durant une saison complète, mais le jeu s'est réinventé par lui-même. Si seulement une portion de la campagne 2004-2005 avait été annulée, il n'y aurait certainement pas eu autant de changements. La pilule a été difficile à avaler, mais en bout de ligne, ça en a valu la peine.

Canadiens.com : Quel joueur de la formation actuelle vous impressionne le plus?

YC : J'adore les joueurs rapides donc je suis impressionné par le jeu de Chris Higgins jusqu'ici. C'est un très bon patineur et j'aime sa robustesse. Il ne se laisse pas bousculer.

Canadiens.com : Comment vous gardez-vous occupé aujourd'hui?

YC : Mon rà´le d'ambassadeur des Canadiens fait en sorte que je voyage beaucoup. J'étais à Toronto pour affaires la semaine passée. J'ai toujours dit que j'ai joint les Canadiens à 17 ans et que ma carrière s'est terminée trop tà´t à 35 ans, mais cette organisation a toujours été comme une famille à mes yeux. Je promène dans le Centre Bell et je me sens comme à la maison.