Le dernier mot : Gael Garcia Bernal

mardi, 22.07.2014 / 8 h 00 canadiens.com

Ayant fait sa première apparition à l’écran alors qu’il n’avait qu’un an dans sa ville natale de Guadalajara, au Mexique, avant d’atteindre le statut de tombeur lorsqu’il était la vedette de feuilletons à l’adolescence, Gael Garcia Bernal a passé plus de trois décennies devant les projecteurs. Se faisant connaître en Amérique du Nord suite à ses rôles dans Y Tu Mama Tambien et Carnets de voyage, l’acteur de 35 ans est une vedette montante à Hollywood et a récemment fait partie du jury au Festival de Cannes 2014. Nous avons rencontré l’acteur/réalisateur/producteur lors d’un passage en ville à l’occasion des Rencontres internationales du documentaire de Montréal, où il a pris une pause pour assister à un match du Tricolore.

Tu étais déjà allé à Toronto pour le TIFF, mais était-ce ta première visite à Montréal?

GAEL GARCIA BERNAL : C’était ma première visite ici. J’ai beaucoup aimé. Beaucoup. J’aime la sensibilité ici. Même s’il fait froid et que ça peut paraître rude, il y a quelque chose de sensible ici. Le monde se connait. C’est un endroit amical.

Tu parles plusieurs langues. As-tu pu démontrer ton savoir-faire en français en ville?

GGB : Un petit peu. (rires)

As-tu déjà été sur la glace?

GGB : C’est vraiment dommage parce qu’avec tout le temps que je consacre à mon métier, je crois que les Canadiens auraient pu compter sur un très, très bon attaquant. (rires) Si les entraîneurs savaient que j’étais ici, peut-être que j’aurais ma chance. J’ai déjà mon chandail, ce qui est l’essentiel, non? Je suis sûr que je pourrais emprunter des patins.

Assistais-tu à ton tout premier match de hockey?

GGB : C’était en effet mon premier match et j’espère avoir compris au moins quelques règlements. Par contre, je ne comprends pas ce qui est considéré une pénalité. On dirait qu’ils se frappent très solidement entre eux.

Un bon conseil : s’il y a du sang, il y aura sûrement une punition.

GGB : (rires) Parfait, donc s’il n’y a pas de sang, continuez de jouer! Battez-vous jusqu’à que ce qu’il y en ait un qui mette le genou au sol. Je sais que les hors-jeux sont similaires à ceux au soccer, au moins.

Tu as partagé la vedette avec Cristiano Ronaldo lors de la publicité de Nike Write the Future. Es-tu un maniaque de soccer?

GGB : Vraiment. J’adore le soccer. Cristiano est une machine. C’est comme s’il avait une vertèbre de plus ou quelque chose du genre. Il est si agile et un incroyable joueur de soccer. Je deviens un groupie autour des sportifs.

Outre les Canadiens de Montréal, quelles sont tes équipes sportives préférées? GGB : Au soccer, mon équipe est les Pumas de Mexico, mais ils étaient horribles la saison dernière. Je sais que le sport ne fonctionne pas comme ça, mais parfois perdre peut être bénéfique. Du moins c’est ce que je me dis quand mon équipe est aussi mauvaise que ça. Au baseball, j’ai grandi en aimant les Dodgers.

Y Tu Mama Tambien est un de ces rares films étrangers qui a connu du succès, tant chez les critiques qu’aux guichets, en Amérique du Nord avec son titre original. As-tu été surpris de voir à quel point il a bien été reçu?

GGB : J’étais très surpris. Il a suivi la lignée où plusieurs films n’ont pas été traduits en anglais lors de leur sortie en Amérique du Nord. Je crois que c’est seulement représentatif de l’époque dans laquelle nous vivons. De plus en plus de personnes parlent espagnol aux États-Unis et même au Canada. Il y a beaucoup d’espace pour que les différentes cultures s’épanouissent, ce qui peut créer toute une mosaïque.

Tu as également partagé la vedette à Will Ferrell l’année dernière dans Casa de Mi Padre. As-tu été surpris que Will ait accepté de jouer dans un film entièrement en espagnol?

GGB : Je croyais qu’il y avait quelque chose de bizarre, comme si c’était mal traduit. Je me disais : « Vraiment? Il va jouer en espagnol? » Mais en réalité, il le parle très bien. Nous riions tout le temps sur le fait qu’il commencerait à accepter que des rôles en espagnol et qu’il serait la vedette de films en Colombie et en Argentine. Il a souvent été demandé pour jouer dans plusieurs romans-savons espagnols depuis, et il les a tous refusés. (rires)

À quel point as-tu poussé fort pour apparaître dans Anchorman 2?

GGB : Le con ne m’a pas appelé! (rires) Je dois lui parler de ça. J’aurais pu être l’acteur espagnol de service!

Tu es devant la caméra depuis que tu as un an et tu as été en mesure de faire la transition d’enfant vedette à acteur de renom en évitant les paparazzis et le cirque médiatique. Si tu pouvais donner un conseil à toutes les Miley Cyrus de ce monde, ce serait quoi?

GGB : Ok, oui, j’ai un conseil. J’ai pris tout ça comme une expérience amusante. Ce fut

une des plus belles périodes de ma vie, mais ce n’était qu’une étape du parcours. Je n’ai jamais arrêté l’école – j’ai continué de faire des choses normales, en vivant une vie normale. À l’époque, les réseaux sociaux ou TMZ n’existaient pas, donc je ne sais pas si c’est toujours possible. Mais il faut simplement prendre les choses comme elles le sont.

As-tu déjà été assailli par les paparazzis depuis que tu es en Amérique du Nord?

GGB : Un petit peu, mais j’ai été chanceux parce qu’ils me suivent à l’épicerie lorsque

j’achète des couches. Ils me trouvent ennuyant assez rapidement. Là est le secret, ce que

je fais sous le radar reste sous le radar! (rires)

Voyez Gael à l’oeuvre dans le premier film réalisé par Jon Stewart, Rosewater, plus tard en 2014, et suivez-le sur Twitter (@GaelGarciaB).

Cet article, écrit par Shauna Denis, est publié dans le numéro 28.5 du magazine CANADIENS.

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