Le CH à cœur : Marc-André Grondin

samedi, 05.07.2014 / 7 h 00 canadiens.com

MONTRÉAL – Qu’il soit sur un tapis rouge à Cannes, sur un plateau de tournage à Paris ou dans son salon à Montréal, Marc-André Grondin porte toujours, avec fierté, le bleu-blanc-rouge. Nous avons rencontré la vedette des films C.R.A.Z.Y , L’Affaire Dumont, Goon et bien d’autre pour lui parler de son amour pour le hockey, les Canadiens et les façons qu’il a de se tenir au courant de l’actualité sportive de chez nous quand il est ailleurs, en train de frayer avec le jet set cinématographique.

Jouais-tu au hockey dans ta jeunesse?

MARC-ANDRÉ GRONDIN : Quand j’étais jeune et qu’on jouait dans la rue, j’étais souvent gardien. Je n’ai jamais vraiment eu la chance de jouer au hockey sur glace organisé. Je tourne et je fais des téléromans depuis que j’ai l’âge de trois ans. Je voulais jouer au hockey, mais j’ai dû choisir entre les deux. Et je crois que j’ai pris une bonne décision au final.

Depuis quand est-ce que tu es partisan des Canadiens?

M.-A. G. : Je suis né à Montréal alors par la force des choses, je suis un peu partisan des Canadiens depuis ma naissance. Quand j’étais jeune, je tripais vraiment fort sur Patrick Roy. Je suis né en 1984 alors Patrick, c’était vraiment la grosse vedette dans ce temps-là. Mes parents n’étaient pas vraiment des fans de hockey. La seule personne de mon entourage qui aimait et regardait le hockey était ma grand-mère. Elle regardait ça religieusement. Je me souviens qu’on allait manger chez elle et soudainement, elle disparaissait et on la retrouvait, seule, devant la télévision. Elle connaissait tous les joueurs. À un moment donné, j’allais m’assoir avec elle et je regardais le hockey avec elle. Je viens d’une famille très modeste, alors on n’était jamais vraiment allé au hockey. J’avais patiné au Forum pour un lancement de disque, vu une période d’un match de hockey quand je tournais quelque chose. Le premier match complet que j’ai vu c’était il y a huit ou neuf ans, quand Jay Baruchel qui avait des billets de saison, ne pouvait pas aller à un match et il m’avait donné ses billets. Donc le premier match de hockey que j’ai vu au complet, c’était grâce à Jay Baruchel.

Quel est ton souvenir des Canadiens le plus marquant?

M.-A. G. : Je me souviens de la dernière coupe Stanley. Je me souviens de Patrick qui soulève la coupe. Je demeurais dans l’Est de la ville et j’ai regardé les images de la parade à la télé. Il y avait de l’effervescence et l’excitation. Tout d’un coup, tout le monde avait une casquette des Canadiens. J’avais un chandail des Kings que j’ai arrêté de porter à ce moment-là. J’avais un chandail de Patrick Roy et un casque du Canadian Tire avec le 33 dessus.

À quel point savais-tu qu’il se passait quelque chose de spécial en 1993?

M.-A. G. : Je pense que je ne saisissais pas vraiment à quel point c’était gros. Je voyais tout le monde excité. Étant enfant, j’étais très excité aussi, mais je ne réalisais pas à quel point. Je ne me rendais pas compte non plus à quel point c’était demander physiquement et mentalement de se rendre jusque-là.

Dans Goon tu joues un gars extrêmement talentueux sur la glace. Est-ce que ton talent naturel sur la glace est égal à celui de ton personnage?

M.-A. G. : Je ne répondrai pas à ça… (rires). Pour être bien franc, pour un gars qui ne patinait pas avant de commencer le tournage il y a trois ou quatre ans, je me débrouille. Je me suis entraîné avec une nutritionniste, au gym, sur la glace, cinq jours par semaine, je faisais seulement ça. J’avais vraiment une vie de joueur de hockey. Je prenais des shakes de protéines, je sortais presque au Radio Lounge (rires). J’étais vraiment dans un mood de joueur de hockey. Après le tournage, j’ai continué à jouer beaucoup, deux ou trois fois par semaine. Quand je disais aux gens que j’avais appris à patiner deux ou trois ans avant, ils étaient très impressionnés.

On parle qu'il va y avoir Goon 2. Quel joueur voudrais-tu voir y participer?

M.-A. G. : Ça reste des rumeurs, mais le film est totalement assumé. Ça va éventuellement se faire. Après le premier film, j’ai rencontré tellement de joueurs de hockey qui aimeraient être dans le film. Mais c’est sûr qu’un gars comme Subban, je crois qu’il s’amuserait beaucoup, surtout s’il avait une scène avec mon personnage parce que ce sont deux gars flamboyants. Je pense que P.K. pourrait être bien. Sinon avec Prust, puisqu’il est un bagarreur.

À quel point est-ce que c’est difficile de suivre les Canadiens quand tu te promènes pour des tournages?

M.-A. G. : Ça fait six ou sept ans que je travaille en Europe. J’ai appris à vivre la relation longue distance, même si ce n’est pas l’idéal. Quand je voyage, surtout quand je pars pour un bout, j’ai toujours une casquette des Canadiens. Quand je tournais pendant les séries il y a quelques années, j’arrivais chez nous en début de soirée, je faisais une sieste et je me levais vers 1h00 du matin pour écouter le match. Je regardais le match jusqu’à 4h00 du matin avant de refaire une sieste et de retourner filmer. Je suis bien content quand on tourne des scènes la nuit en France, comme ça je peux écouter le match à la radio sur mon téléphone. J’ai toujours mon écouteur dans une oreille pendant les matchs et je le dépose seulement pour aller filmer.

Quel est l’endroit le plus inusité où tu as déjà suivi un match des Canadiens?

M.-A. G. : À Paris, regarder un match de hockey sur une télé, c’est difficile. Quand tu es à Prague, c’est plus important et plus facile de voir des matchs. À Paris, il n’y a pas beaucoup de bars sportifs qui diffusent autre chose que le soccer. De trouver un endroit où ils diffusent à partir d’une heure du matin, c’est plutôt rare. J’en ai déjà vu quelques-uns, surtout vers la fin de saison, des matchs contre les Maple Leafs. Paris n’est vraiment pas une ville de hockey.

Et quand tu ne peux pas regarder un match?

M.-A. G. : Si je ne peux pas regarder le match, je ferme tout le soir et le lendemain matin, j’ouvre NHL.com. Je connais tellement bien le site que je cache les résultats pour ne rien voir avant de me rendre aux faits saillants. Je regarde les faits saillants. Ça me permet de vivre un peu le match.

Propos recueillis par Vincent Cauchy.

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