Quand les chiffres parlent : Les armes secrètes

lundi, 14.04.2014 / 15 h 29 canadiens.com

MONTRÉAL – À l’approche de son duel de première ronde face au Lightning, nous nous penchons sur les contributions de trois attaquants du Tricolore qui pourraient jouer d’importants rôles en séries.

Nous ne manquerons pas de confrontations vedettes en première ronde des séries 2013-2014 entre les Canadiens et le Lightning. Les deux premières unités offensives des deux formations étant passablement similaires au niveau du talent et de la production, la série de sept matchs se déterminera possiblement sur les contributions de leurs joueurs souvent sous-estimés. Voici donc trois héros obscurs qui pourraient causer beaucoup de dommages face au Lightning.

Brian Gionta

À l’exception de son coéquipier et partenaire en infériorité numérique, Tomas Plekanec, aucun autre attaquant des Canadiens ne passe la majorité de ses minutes sur la glace contre de la compétition aussi féroce que le capitaine Brian Gionta. Auteur d’une saison de 48 buts avec les Devils, le natif de Rochester âgé de 35 ans s’est transformé comme l’un des meilleurs joueurs de la Ligue pour neutraliser les marqueurs adverses. Ayant maintenant Lars Eller comme joueur de centre plutôt que Plekanec, Gionta donne à l’entraîneur-chef Michel Therrien une excellente deuxième option à cinq contre cinq.

Cette flexibilité additionnelle signifie également que, si nécessaire, le personnel d’entraîneurs du Tricolore pourra employer l’attaquant tchèque contre Steven Stamkos, tandis qu’il pourra utiliser le trio de Gionta pour neutraliser l’unité de Valtteri Filppula et Ryan Callahan. Cela voudrait donc dire que le trio de Max Pacioretty, David Desharnais et Thomas Vanek pourrait manœuvrer à sa guise contre les troisième et quatrième trios de Tampa Bay.

Daniel Brière

Joueur autonome l’été dernier, Brière a été greffé à l’équipe en raison de ses prouesses offensives. Au cours de la saison régulière, l’attaquant de Gatineau a démontré son flair offensif par moments, marquant à une fréquence semblable à celles de Johan Franzen, Ales Hemsky et Chris Stewart, à cinq contre cinq. Plus important encore, le vétéran attaquant est reconnu pour ses exploits en séries éliminatoires, où il a amassé 109 points en 108 rencontres en séries. Ayant évolué aux côtés de presque chaque attaquant régulier dans la formation durant la campagne, Brière peut être inséré sur n’importe quel trio afin d’y ajouter une bonne dose de vitesse et d'habileté offensive.

Lorsque Brière n’est pas en mesure de marquer, il aide ses coéquipiers à le faire. Un aspect sous-estimé de son jeu est qu’il a aussi la capacité de provoquer des punitions – Brière force fréquemment ses adversaires à se compromettre en raison de son excellent contrôle de la rondelle le long des bandes, en plus d’avoir terminé la saison avec un différentiel positif du côté des pénalités (provoquant plus souvent des punitions qu’il en a reçues) au cours des trois dernières saisons. À sa dernière présence en séries avec les Flyers en 2012, il avait provoqué cinq punitions de plus qu’il en avait reçues en 11 matchs, ne passant que quatre minutes au cachot.

Lars Eller

Après avoir marqué cinq buts lors des cinq premières rencontres du calendrier, Eller a connu des difficultés par la suite. Il a été surtout été victime de malchance. Son différentiel de moins-15 est plus lié à la malchance davantage qu’à des piètres performances. En effet, son classement PDO (pourcentage de tirs sur la glace + pourcentage d’efficacité sur la glace, une approximation de la chance d’un joueur au cours d'une séquence) n’est que de 968, le plus petit total chez les Canadiens et le 14e parmi tous les joueurs qui ont participé à au moins 70 parties cette saison. Lorsqu’on prend en considération que le PDO de tous les joueurs se retrouve davantage près du 1 000 au fil du temps, il y a plusieurs signes qui laissent entrevoir de bonne choses arriveront à l’attaquant de 24 ans.

Outre la déception au niveau des statistiques, Eller se retrouve en réalité parmi les meilleurs du Tricolore au chapitre de la possession de la rondelle de même lorsque vient le temps de la faire circuler sur la patinoire. Chez les attaquants des Canadiens, seuls Max Pacioretty, David Desharnais et Brendan Gallagher ont mieux fait que lui dans ces catégories, déterminées par leurs tentatives de lancers (surnommé Corsi parmi les férus des statistiques). À l’heure actuelle, l’attaquant qui en est à sa quatrième saison à Montréal pourrait être identifié comme un joueur ayant le potentiel de surprendre lors du tournoi printanier.

Jack Han écrit pour canadiens.com. Traduit par Hugo Fontaine.

Courriel HAUT DE PAGE ↑