Les retrouvailles

mardi, 19.11.2013 / 23 h 00 canadiens.com

MONTRÉAL – Les Canadiens étaient en quête d’offensive. Et ils l’ont trouvée.

Au total, 12 joueurs ont noirci la feuille de pointage dans la victoire de 6 à 2 face au Wild du Minnesota. En réunissant Max Pacioretty, David Desharnais et Brendan Gallagher, Michel Therrien espérait obtenir une petite étincelle offensive supplémentaire. C’est l’éclair au complet qu’il a obtenu.

Max Pacioretty a littéralement volé la vedette en deuxième période. Après avoir trouvé le fond du filet à seulement deux reprises au cours de ses 12 premiers matchs, le jeune vétéran qui célèbre son 25e anniversaire le 20 novembre a fait scintiller la lumière rouge une fois, puis deux, puis trois, mettant prématurément fin à la soirée de travail du gardien de l’heure dans la LNH, Josh Harding.

« J’ai raté beaucoup de bonnes occasions dernièrement. Ça avait commencé à jouer dans ma tête. C’est certainement un poids qui s’enlève de sur mes épaules », a mentionné la première étoile de la soirée, qui n’avait pas trouvé le fond du filet au cours de ses huit dernières rencontres.

« Tu n’as pas simplement l’impression de laisser tomber ton équipe quand tu ne marques pas. Tu as l’impression de laisser tomber la ville au complet », a poursuivi Pacioretty, qui a également connu un passage à vide au début de la campagne 2012-2013, terminant tout de même avec une récolte de 15 buts en 44 matchs. « Je suis un passionné et je déteste perdre. L’an dernier, je n’ai pas marqué pendant les 10 premiers matchs, mais nous gagnions alors je me sentais bien par rapport à ma léthargie. Cette fois-ci, c’était très différent. Je me sentais misérable. J’avais l’impression de laisser tomber mes coéquipiers et la ville. En espérant que je puisse bâtir sur ce soir et continuer dans la même veine. »

Non seulement Max Pacioretty a-t-il débloqué mardi soir, mais en plus il l’a fait contre la deuxième meilleure défensive de la LNH et un gardien au sommet de son art. Mais l’ailier n’a pas été seul, profitant, sur deux de ses trois filets, de passes savantes de son compagnon de trio et ami de longue date, David Desharnais.

« Quand tu es sur la glace et que tu n’as pas à réfléchir, tu fais juste réagir. Je sais qu’il va me faire la passe. Je dois seulement me placer. Il a des yeux tout le tour de la tête et je dois seulement être disponible », a souligné Pacioretty qui a terminé la soirée avec un total de 10 tirs, son plus haut en carrière. « Nous voulions tous les deux nous sortir de cette léthargie. David et moi parlons ensemble à tous les jours, que ce soit pour analyser notre jeu ou tenter de trouver des solutions. Il faut faire confiance à notre instinct et c’est ce que nous avons fait ce soir. »

De l’autre côté du vestiaire, la deuxième étoile de la rencontre, David Desharnais, tenait sensiblement le même discours, lui qui a alimenté Max Pacioretty comme à l’époque où les deux faisaient la pluie et le beau temps chez les Bulldogs, à Hamilton, puis plus tard avec le Tricolore.

« Max et moi on a joué ensemble pendant quatre ans. Je sais où il est sur la glace. Je vais essayer des choses que je n’essaierais pas avec d’autre monde, mais je sais qu’il est là et que si je l’essaie, il va probablement marquer », a mentionné Desharnais qui avoue que, bien qu’il ait observé une amélioration dans son jeu au cours des derniers matchs, de voir des points associés à ses performances est grandement apprécié. « Ça fait du bien à la confiance, c’est certain. Dans les derniers matchs, ça a bien été, mais en même temps les statistiques sont ce qu’elles sont. Si tu as des chances, mais que tu ne marques pas, ce n’est pas la même chose. »

Le duo, associé à Brendan Gallagher a formé le trio le plus utilisé par Michel Therrien au cours de la saison 2012-2013 avec plus de 400 minutes de temps de jeu. S’ils poursuivent dans la même voie qu’ils ont empruntée mardi soir, les chances sont bonnes pour que la situation se répète pour le prochain match, voire pour la saison en entier.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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