Un retour réussi

mardi, 29.10.2013 / 23 h 30 canadiens.com

MONTRÉAL – Si Douglas Murray a raté plus d’un mois d’activité, il ne l’a pas laissé paraître alors qu’il a dû disputer deux matchs en autant de soirs à son retour au jeu.

Ayant manqué la presque totalité du camp d’entraînement en plus des 11 premières parties de sa nouvelle équipe, le vétéran défenseur a paru dans ses pantoufles à son premier match devant ses nouveaux partisans mardi, après avoir disputé son premier match de la saison la veille au Madison Square Garden.

« C’était bien. C’était difficile de jouer deux jours de suite à mon retour », d’admettre Murray qui n’avait pris part qu’à une seule partie préparatoire avant de tomber au combat le 16 septembre. « C’était bien qu’on ait marqué le premier but et d’obtenir la victoire.

« Je ne me sentais pas aussi rapide que je l’aurais voulu à l’occasion », de poursuivre l’arrière de 33 ans, qui a été jumelé à Francis Bouillon depuis son retour à la ligne bleue. « Côté synchronisme, les choses ont commencé à aller mieux vers la deuxième moitié de la partie. En général, je suis plutôt satisfait. »

Ajoutant indéniablement un aspect robustesse à la brigade défensive du Tricolore alors que le maître de la mise en échec Alexei Emelin manquera à l’appel pendant encore quelque temps, le défenseur s’est permis quelques bons coups d’épaule contre les Stars, terminant la rencontre avec un total de six mises en échec, un sommet dans la rencontre.

« Ça dépend de match en match. Quand j’étais plus jeune, j’essayais d’en avoir le plus possible », d’indiquer Murray, qui a notamment distribué un sommet personnel de 233 mises en échec en 2009-2010. « Maintenant, j’essaie d’être physique. Lorsque l’opportunité est là, je la saisis. Lorsque je commence à m’intéresser au nombre de mises en échec que je donne, c’est là que je me retrouve dans le pétrin ou que je me retrouve hors de position. »

Plutôt difficile à manquer avec son gabarit de 6-pieds-3 et 240 livres, Murray a vu son travail remarqué par l’homme dont il a la mission de nettoyer le devant de son filet, portant à sa fiche trois des 29 tirs bloqués par les Montréalais au cours de la rencontre.

« Il est un gros bonhomme. Il a été solide. Il a fait sentir sa présence sur les adversaires », de constater Carey Price, la première étoile de la rencontre, après n’avoir alloué qu’un but sur 27 tirs. « C’est ce dont nous avons besoin de lui : jouer physique. Il a très bien paru après avoir raté tant de temps au début de la saison. Ce n’est pas une position facile pour faire cela. »

Après avoir été utilisé 14 minutes et 21 secondes à New York la veille, Murray aurait vu la même quantité d’action à son deuxième match, si ce n’avait été d’un court séjour à l’infirmerie pour recevoir des points de suture sous son nez, voyant le chronomètre s’arrêter à 12 minutes pile.

« Nous gérons son temps de glace », d’expliquer le pilote des Canadiens Michel Therrien. « Ce soir, il a joué environ 12 minutes, un peu comme hier. Pour un joueur comme ça, c’est le temps idéal que nous voulions lui donner. Avec des gros gars comme ça, si tu leur donnes seulement 8 ou 9 minutes, c’est difficile de réchauffer le moteur. Ils ne se sentent pas impliqués. »

Tandis que les Canadiens sont privés des services de George Parros, Brandon Prust et Travis Moen, l’arrivée dans l’alignement d’un joueur du style de Murray est fort bienvenue.

« Sa présence est d’une importance primordiale », d’avouer Therrien. « C’est difficile de jouer contre lui. Il est particulièrement physique dans les coins et devant le filet. S’il a la chance de punir l’adversaire, il va le faire. C’est un joueur qui n’a pas eu la chance de participer au camp d’entraînement qui, en deux matchs, à compenser avec son expérience. Je l’aime dans les coins. Il joue dur et il est difficile de lui enlever la rondelle. Il est si fort. Encore ce soir, il a joué à l’intérieur de ses limites et il a bien fait. »

Si les Canadiens présentent une fiche parfaite de deux victoires en autant de matchs depuis qu’il a été inséré dans la formation, Murray n’est pas près de se donner tout le mérite d’être l’ingrédient manquant.

« Je ne vais pas répondre à celle-là », de conclure le principal intéressé, tout sourire.

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com

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