Le départ des uns

mercredi, 23.10.2013 / 13 h 56 canadiens.com

BROSSARD – Jouer. Voilà ce que désire d’abord et avant tout un joueur de hockey.

C’est un peu dans cette optique que la décision de céder Jarred Tinordi aux Bulldogs de Hamilton a été prise. Avec un horaire comportant trois matchs en trois soirs, le jeune défenseur de 21 ans risque de passer beaucoup de temps sur la glace.

« On veut qu’il joue », a lancé Michel Therrien pour expliquer la décision. « Les Bulldogs jouent trois matchs en fin de semaine. C’est une opportunité pour lui de jouer. Il ne faut pas oublier que les jeunes joueurs sont en développement. Même si tu as goûté à la Ligue nationale, c’est important de jouer. »

Le départ de Tinordi veut dire pour un autre jeune défenseur du Tricolore, Nathan Beaulieu, qu’il aura la chance de faire ses preuves une fois de plus. Ayant été blessé au cours des matchs intra-équipe au début du camp d’entraînement et ayant ensuite raté presque la totalité des matchs préparatoires, Beaulieu est conscient que c’est une occasion en or qui s’offre à lui.

« J’ai hâte d’avoir ma chance. C’est certain qu’en étant blessé pendant le camp d’entraînement, ça n’a pas aidé. Je n’ai pas eu la chance de faire mes preuves. Maintenant, en disputant plus de matchs, j’ai l’impression que je suis plus apte à jouer mon style de jeu », a soutenu Beaulieu qui a fait la navette entre Montréal et Hamilton à quelques reprises au cours des trois dernières semaines. D’ailleurs, avec tous ces déplacements, Beaulieu n’a disputé qu’une seule rencontre avec la troupe de Sylvain Lefebvre.

Une chose est certaine, c’est que le jeune homme originaire de Strathroy, en Ontario, sait bien par quels genres d’émotions Jarred Tinordi peut passer.

« C’est toujours un peu décevant quand tu vas dans les ligues mineures, mais les membres de la direction ont toujours une conversation avec toi avant et ils t’expliquent ce à quoi ils s'attendent. Il faut que tu fasses exactement ce qu’ils attendent de toi. Il ne faut pas que tu essaies d’en faire trop parce que tu arrives de la LNH. Il faut les écouter. C’est un processus, il faut passer au travers. Ce n’est pas facile, mais ça prend de la maturité et éventuellement, tu as l’occasion de te faire valoir », a conclu Beaulieu, qui compte bien tirer profit des prochaines rencontres au calendrier pour démontrer l’étendue de ses capacités, autant défensives qu’offensives.

Un autre joueur qui a eu l’occasion de faire une démonstration de l’étendue de son talent, de façon surprenante, est Ryan White. Lors de la rencontre de mardi soir contre les Oilers, Michel Therrien n’a pas hésité à envoyer le robuste centre au cercle des mises en jeu lorsque nécessaire. Même s’il n’a disputé qu’un peu plus de 10 minutes, White a participé à une douzaine de mises en jeu, affichant un taux d’efficacité exceptionnel de 83%.

« J’ai eu des entraîneurs comme Dave Lowry, Joel Otto et Kelly Kisio dans le junior, tous des centres dans la LNH. J’ai aussi beaucoup travaillé là-dessus dans les mineures. J’apprends aussi des gars ici; [Tomas] Plekanec fait pas mal de choses que je suis incapable de faire, mais c’est plus simple d’en apprendre sur les gars des autres équipes si quelqu’un dans ton propre vestiaire est capable de faire ces choses », a souligné Ryan White, qui a présenté une fiche parfaite en zone défensive mardi soir, avec sept mises en jeu gagnées sur un total de sept. « J’ai mes bonnes et mes moins bonnes soirées. Tu dois seulement apprendre des soirées où ça n’a pas fonctionné; ce sont ces petites choses que tu vois et que tu tentes d’améliorer. »

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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