Un match haut en couleur

jeudi, 17.10.2013 / 23 h 00 canadiens.com

MONTRÉAL – Les Canadiens sont passés par toute la gamme des émotions durant les 60 minutes de leur match face aux Blue Jackets.

Poursuivant là où il avait laissé sur les patinoires adverses au cours de la dernière semaine, le Tricolore a pris d’assaut son nouveau rival de l’Association de l’Est, jeudi soir. Bourdonnant constamment en zone adverse, les locaux se sont même forgé une avance de trois buts en milieu de deuxième période. Mais suite à ce troisième filet, les visiteurs ont petit à petit repris du poil de la bête, marquant trois buts sans riposte pour niveler le tout.

Bien qu’ils se sont finalement sauvés avec le match lorsque Tomas Plekanec a touché la cible à deux reprises en toute fin de match, dont le but de la victoire en infériorité numérique avec un peu plus d’une minute à écouler en temps réglementaire, les joueurs des Canadiens savent qu’ils auraient pu se faciliter la tâche beaucoup plus que cela.

« Lorsque nous sommes revenus au vestiaire après la première période, nous nous sommes dit que nous ne pouvions pas ralentir le rythme. Nous l’avions fait à Winnipeg mais nous nous en sommes bien tirés. Aujourd’hui, nous nous sommes presque fait avoir, nous devons jouer durant 60 minutes », admet P.K. Subban, qui a amassé deux mentions d’aide jeudi soir, augmentant son total à 10 points, un sommet chez les défenseurs de la LNH. « La bonne nouvelle est que nous trouvons des manières de l’emporter. Nous ne pouvons pas toujours nous fier sur notre gardien pour fermer la porte en fin de match. »

Dans une rencontre où les occasions de marquer, le jeu rapide et les mises en échec étaient au rendez-vous, Carey Price a de nouveau été solide devant le filet de son équipe, devant se surpasser à quelques occasions pour empêcher la rondelle de se frayer un chemin derrière lui. Bien qu’il ait vu les Jackets revenir de l’arrière en inscrivant deux buts en supériorité numérique, le gardien originaire d’Anahim Lake a gardé son calme devant l’adversité et a permis à son équipe de demeurer dans la rencontre.

« Ils ont bien joué du bon hockey durant toute la rencontre ce soir. Je crois que nous nous sommes assis un peu lorsque nous avons pris l’avance, mais c’est une bonne équipe de l’autre côté », atteste Price, qui a vu sa séquence sans accorder de but prendre fin à 124 minutes et 29 secondes. « Malgré tout, je trouve que notre équipe joue bien défensivement. Vous obtenez beaucoup de sursis et de séquences sans accorder de but durant une saison avec l’aide de vos coéquipiers devant vous. La clé était notre effort. Nous les avons fait travailler très fort. Il n’y a pas de secret pour ça. La majorité des équipes qui donnent leur meilleur l’emporte chaque soir. »

La victoire du Tricolore de ce soir marquait la première fois depuis le 24 novembre 2009 que Montréal l’emportait contre Columbus au Centre Bell. La troupe de Michel Therrien l’a même fait sans les services de Max Pacioretty, qui sera absent de l’action pour une durée de trois semaines après avoir subi une élongation musculaire à l’ischio-jambier gauche. Son absence permettra notamment à quelques-uns de ses coéquipiers de démontrer qu’ils peuvent remplir davantage de responsabilités.

C’était justement le cas de Michaël Bournival qui prenait part à un quatrième match depuis le début du calendrier. Ayant eu à céder sa place à quelques reprises jusqu’à présent, le jeune ailier a effectué 15 apparitions sur la patinoire jeudi, un sommet personnel, en plus d’avoir semé l’émoi au Centre Bell en inscrivant le premier but de sa carrière dans la Ligue nationale en première période.

« C’était une sensation incroyable. J’ai eu des frissons pendant un bon moment. J’ai apprécié le moment et je l’ai savouré. Quand j’ai entendu la foule après l’annonce de mon but c’est à ce moment-là que j’ai eu le plus de frissons », a lancé Bournival, sourire aux lèvres. « C’était un très beau jeu de Markov et c’était une super de belle passe. Un jeu parfait. La rondelle est arrivée directement sur ma palette. Si je ne marquais pas, j’aurais été déçu. »

En plus de savourer ce moment, il peut savourer cette victoire avec le reste de ses coéquipiers.

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

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