Dans le calepin - 24 sept.

mardi, 24.09.2013 / 14 h 19 canadiens.com

BROSSARD – Aujourd’hui : un tireur inattendu, jouer pour son voisin et les bagarres du point de vue de Parros.

Question de perception : Michel Therrien aime bien pratiquer les tirs de barrage avec ses joueurs, histoire de découvrir qui a les plus belles manœuvres et lui permettre de se faire une idée par rapport à ceux qui pourront faire la différence entre la victoire et la défaite en saison régulière. Mardi matin, c’est un tireur inattendu qui a fait tourner les têtes. Son nom : Gerard Gallant.

«J’ai l’intention de forcer Gerard Gallant à porter des patins derrière le banc », a lancé à la blague Michel Therrien, après avoir vu son adjoint loger deux tirs puissants et parfaits derrière Peter Budaj et Carey Price, causant l’émoi parmi les journalistes présents. «Si on a besoin de lui pour les tirs de barrage, je crois qu’il a prouvé à tout le monde qu’il avait encore sa touche magique. »

Sur une note un peu plus sérieuse, le pilote du Tricolore a abordé avec doigté le sujet de son quatrième trio, rappelant du même fait qu’il doit y avoir un changement de langage par rapport à la nomenclature des trios et que dans son cas, tout passe d’abord et avant tout par la qualité de jeu un soir donné.

«Quand on commence à parler des trios, et je m’inclus là-dedans, on a trop tendance à les numéroter. Il va falloir changer de langage. Il y a le trio de Plekanec, celui de Eller et celui de Desharnais. Mais quand on regarde le temps de glace, on voit bien que ça va au mérite», a soutenu le pilote du Tricolore, ajoutant qu’il aime bien la marge de manœuvre qu’il a en ce moment concernant son trio d’énergie. « On tente des expériences avec [Michaël] Bournival. Travis Moen semble en meilleure condition que l’an dernier. Il y a Ryan White, il y a George [Parros]. On a plusieurs options. On a beaucoup de cartes dans notre jeu et en fonction des adversaires qu’on va affronter, on va prendre nos décisions.»

Les gants tombent : Même s’il n’aura probablement pas l’occasion de jouer un match préparatoire cette saison, le nouveau venu, spécialiste du pugilat, George Parros a une opinion bien arrêtée sur le nombre de bagarres qui ont lieu dans la LNH, avant même le début de la saison régulière.

«Je ne sais pas ce qui se passe. C’est fou. Mais on dirait que les gens apprécient, alors c’est une bonne chose », a mentionné Parros au sujet des 72 combats qui ont eu lieu jusqu’ici en matchs préparatoires, incluant notamment un rarissime duel entre gardiens de but. «Les combats, c’est excitant. Ça a été prouvé. Des fois ça arrive de façon un peu folle et inattendue. D’autres fois, ça arrive quand tu aurais préféré que ça n’arrive pas. Mais c’est divertissant et on verra si ça continue durant la saison. »

Jusqu’ici, les joueurs des Canadiens ne sont pas en reste lorsqu’il est question de laisser tomber les gants. Même si Parros n’est pas dans l’alignement, de multiples joueurs du Tricolore ont prouvé qu’ils savaient danser.

«Ce n’est pas bizarre qu’il y ait autant de combats en matchs préparatoires. Dans le temps, ça arrivait tout le temps. Comme je l’ai dit, c’est difficile à prévoir », a renchéri Parros qui a vu des coéquipiers comme Prust, Tinordi, White, Tarnasky, mais également Brendan Gallagher laisser tomber les gants. «Parfois ce sera un joueur étoile ou encore une recrue qui essaie de faire sa place. Le camp d’entraînement est le temps de montrer ce qu’on sait faire et parfois c’est par le combat que ça passe.»

Celui à côté: Voyant son compagnon habituel, Alexei Emelin, être sur la touche pour un bon moment, Andrei Markov a été jumelé avec Raphael Diaz au cours du camp d’entraînement. Le défenseur russe a disputé pour l’instant deux rencontres aux côtés de Diaz. Mais il assure que peu importe avec qui il se retrouve, le joueur qui se retrouve à ses côtés est aussi important que n’importe quel autre dans le vestiaire.

«Nous sommes des soldats. Peu importe qui est à tes côtés, tu dois aller sur la glace et faire ton travail. Nous sommes à la même page, nous travaillons tous dans le même système et nous donner notre meilleur pour nos coéquipiers et pour l’équipe», a mentionné le vétéran Markov qui y est également allé d’un commentaire concernant les espoirs des Canadiens qu’il côtoie chaque jour dans le vestiaire. «Nous avons un bon groupe de jeunes joueurs qui vont devenir de très bons atouts dans le futur. Maintenant, il faut seulement s’améliorer sur tous les aspects et essayer d’être meilleurs que l’an dernier.»

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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