Chimie 101

vendredi, 13.09.2013 / 15 h 29 canadiens.com

BROSSARD – Avoir de bons joueurs : Oui. Un bon système : Oui. Créer une chimie : On y travaille.

Voilà l’élément-clé sur lequel planche le personnel d’entraîneurs des Canadiens depuis quelques semaines. Même si on peut élaborer des trios pendant des mois et des mois, ce n’est qu’au moment de jouer qu’on peut vraiment voir si le courant passe bien et si cette fameuse chimie est bien présente.

Dans le cas de la «Kid Line», composée d’Alex Galchenyuk, Brendan Gallagher et Lars Eller, le travail a débuté dès l’an dernier et le pilote du Tricolore n’a pas hésité à réunir les trois jeunes de nouveau dès le départ du camp.

«Chaque fois que tu peux jouer avec des gars avec lesquels tu as déjà une chimie, ça rend les choses beaucoup plus faciles. Dans un monde parfait, on joue avec les mêmes partenaires pendant une saison complète, voir une carrière complète. Mais c’est rarement le cas», a souligné Eller, qui a disputé 42:55 de temps de glace en compagnie de ses deux compagnons de trio en 2012-2013, en plus de présenter un différentiel global de plus-3, le meilleur à égalité numérique chez les trios du Tricolore. «Ces deux-là font que quelque chose se passe à chaque présence. Ils ont tellement de talent et d’énergie. C’est vraiment plaisant de jouer avec eux. »

Ayant piloté neuf trios différents au cours de la plus récente campagne, le Danois de 24 ans affirme que la situation actuelle est idéale, autant pour lui, que pour les autres trios formés ainsi en début de camp.

«Je crois que tout le monde préfère connaître son trio dès le départ. Je crois que tout le monde a une petite idée de ce à quoi les trios auront l’air au début de la saison. Je pense que c’est une bonne chose de créer cette chimie-là dès le début. Je préfère ça», a affirmé Eller, qui n’a pas tari d’éloges en parlant de ses compagnons. «Nous ne nous ajustons pas les uns aux autres. Nous y allons seulement avec l’instinct et nous connaitrons du succès. »

À quelques casiers de là, le plus jeune joueur du trio tenait le même genre de discours.

«Je crois qu’aujourd’hui nous avons mieux joué ensemble. J’ai l’impression que plus on jouera ensemble, meilleure sera la chimie», a mentionné Galchenyuk, faisant référence à la performance de son trio lors du deuxième match intra-équipe. «Tu as hâte que le camp commence. Puis tu as hâte de voir avec qui tu vas être jumelé. Nous travaillons fort et nous tentons de retrouver la chimie que nous avions l’an dernier. »

Même s’il a 48 matchs de saison régulière derrière la cravate, le jeune attaquant de 19 ans mentionne que le fait de vivre un camp d’entraînement de la sorte est toujours quelque chose de spécial.

«C’est sûr que je m’emmène ici plus confortable et plus en confiance. Mais peu importe combien de matchs tu as joués dans ta carrière, ces matchs intra-équipe sont durs sur le corps et sur le mental. »

Pour les recrues, comme pour les vétérans, il ne reste qu’un match intra-équipe avant la deuxième phase du camp d’entraînement, les matchs préparatoires. Et ce match, il aura lieu pour une bonne cause, pour les sinistrés de Lac-Mégantic, samedi, dans un Centre Bell plein à craquer.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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