Questions/Réponses avec Parros et Prust

samedi, 07.09.2013 / 15 h 34 canadiens.com

MONTRÉAL – Ce n’est pas tous les jours que vous retrouvez deux des meilleurs bagarreurs de la LNH sur la même scène et que vous pouvez leur poser les questions que vous voulez. C’est la chance qu’ont eue les membres de la Première Ligne samedi matin.

Après des séances de questions/réponses avec Marc Bergevin et Chris Nilan en novembre 2012 et Geoff Molson et Partice Brisebois en mars dernier, c’était au tour de George Parros et de Brandon Prust de rencontrer les membres de la Première Ligne au Centre Bell ce samedi. Parros a été le premier à répondre aux questions de la foule et des questions, il y en avait pour tous les goûts; des jeux de Sotchi à sa fameuse moustache. Voici quelques extraits de la séance avec le nouveau-venu du Tricolore.

Vous, ainsi que Brandon Prust et d’autres joueurs, avez participé à une vidéo de l’organisme You Can Play, un organisme visant à lutter contre l’homophobie dans le monde du sport. Je me demandais quel était votre point de vue par rapport aux lois russes contre l’homosexualité, spécifiquement en raison des Jeux olympiques, qui est un événement sportif d’envergure mondial. Et croyez-vous que les athlètes nord-américains, pas seulement les hockeyeurs, doivent accepter les lois russes ou lutter contre l’homophobie?

George Parros: Wow, c’est toute une question pour commencer la séance. Je supporte les droits des gais et lesbiennes. You Can Play est une belle initiative et je crois que c’est quelque chose que nous devons adopter et adapter au monde du sport en général. En ce qui concerne la Russie et ses lois, c’est certain que je ne les approuve pas. Je ne sais pas si je suis la meilleure personne pour me lever debout, me battre pour ces droits sur le plan international et dire aux athlètes de ne pas y aller. Ce n’est pas mon combat. Ce n’est pas une position facile pour moi. Ce genre de loi ne changera pas du jour au lendemain. Ça n’arrive pas. Je crois que ça rentre lentement dans les mentalités et qu’éventuellement, on y arrivera. Que ça arrive avant Sotchi, j’en doute, mais on verra bien.

Bon après-midi. Bienvenue à Montréal et merci d’être ici. Quelle est ta ville préférée où jouer?

GP: Ma ville préférée est probablement Nashville. J’adore la musique country et c’est un peu la Mecque de ce genre de musique. Il n’y a pas vraiment de raisons relatives au hockey qui fait que j’aime jouer à Nashville; c’est principalement en raison de la musique et du fait que c’est un endroit plutôt agréable – même si leur présentation de match peut être parfois comique. J’ai réchauffé le banc quelques fois à Nashville et je peux dire que leur animation est parfaite pour un fan de country.

J’aimerais savoir ce que pensent votre mère, votre femme et vos enfants de votre façon de jouer?

GP: Mes enfants ne s’en plaignent pas trop. Ils sont dans la salle de jeu en train de se lancer des balles. J’ai des jumeaux de deux ans. J’ai été aux côtés de ma mère lors d’événements sportifs, alors que mon frère jouait et je peux dire qu’elle est assez énergique dans les gradins. Elle devient folle et est assise sur le bout de son siège en permanence. Ma femme aime bien quand je me bats, alors j’imagine que c’est une des raisons pour laquelle nous sommes mariés. (rires)

Comme tu es le nouveau gars en ville, crois-tu que ta présence poussera les autres joueurs à se dire «Ok, on va donner un effort supplémentaire pour défendre nos coéquipiers? » Est-ce que ça va changer la façon de jouer des autres gars de l’équipe?

GP: J’espère qu’ils ne joueront pas trop différemment, parce qu’il y a une bonne équipe ici et l’an dernier a été bon, malgré des séries décevantes. J’espère être un bon complément à ce qui est déjà en place et au genre de joueur qui se retrouve ici. Parmi les meilleures choses que je retire d’avoir joué à Anaheim, c’est que nous avions une équipe dure, mais talentueuse. Ce n’est pas tout le monde qui devait se battre, mais ça aidait, lorsque les choses s’envenimaient, d’avoir des gars qui n’avaient pas peur de s’en mêler et d’arrêter un combat ou d’accrocher un autre joueur. J’avais Sheldon Brookbank à mes côtés et s’il y avait un gars plus petit qui s’en prenait à nos joueurs, c’était son travail de s’en occuper. C’est toujours bien quand tout le monde peut participer. D’être fort en équipe, c’est mieux que de patiner dans tous les sens et d’avoir des joueurs qui jouent tous à leur façon.

Quand as-tu fait pousser ta moustache?

GP: Quand j’ai eu l’occasion au collège, je m’en suis fait pousser une, mais elle n’était pas très forte. Je la faisais pousser pour le plaisir parfois. Après ma première saison avec les Kings, je suis allé à Vegas et je l’ai laissé pousser juste pour le plaisir. Quand je suis revenu, notre nouvel entraîneur m’a dit qu’il aimait bien la moustache alors j’ai décidé de la garder, au moins pour le camp d’entrainement. Je l’ai gardé, mais j’ai été retranché de l’alignement. J’ai joué deux matchs préparatoires cette année-là et j’ai été réclamé au ballotage par l’Avalanche. Naturellement je me suis rasé la moustache en arrivant avec ma nouvelle équipe, parce que je ne voulais pas avoir l’air du petit nouveau qui rigole avec ça. Je me présente dans le vestiaire et Joe Sakic est le premier que je rencontre. Il me crie «Où est la moustache? Nous voulions la voir et tu l’as rasée!». Je l’ai laissé pousser pour lui et elle me suit depuis.

Après Parros, c’était au tour de Brandon Prust de répondre aux questions des partisans présents pour cet événement unique en son genre.

Tu joues un style vraiment physique, tu frappes beaucoup et il y a souvent du sang sur ton chandail. Comment fais-tu pour le nettoyer?

Brandon Prust : D’habitude, j’espère que ce n’est pas mon sang qui se retrouve sur mon chandail. (rires) Je ne sais pas ce qu’ils font. Je l’enlève, ils l’emmènent en arrière et quand mon chandail me revient, il est propre. Je ne sais pas ce qu’ils font, mais ça marche. Peut-être un lavage rapide, mais ils doivent avoir un truc.

Qui est le gars le plus farceur et quelle est la meilleure farce que tu aies faite à un coéquipier?

BP : C’est généralement moi le farceur. Parfois, quand quelqu’un a une nouvelle paire de chaussures, tu en coupes le bout, ou encore le bout des chaussettes. J’ai déjà cousu les poches d’un gars et ses clés, cellulaire et portefeuille étaient à l’intérieur. C’était à New York, à Marian Gaborik.

Je sais que tu as un horaire très chargé, mais est-ce que ta copine Mariepier Morin t’enseigne un peu le français?

BP: Elle essaie, mais on finit toujours par s’engueuler parce qu’elle ne sait pas comment m’expliquer les choses. Je lui demande le pourquoi des choses et elle me répond que c’est comme ça et qu’elle ne sait pas pourquoi. C’est difficile parce que quand je reviens d’un entraînement ou d’un voyage et que nous avons tous les deux nos journées dans le corps, on veut relaxer. Cette année, je me suis mis au programme Rosetta Stone et je vais essayer d’apprendre dans l’avion et je vais peut-être me trouver un professeur. Je connais quelques éléments de base et je comprends, mais de soutenir une conversation, c’est difficile. J’ai été souvent frappé à la tête alors c’est difficile. (rires)

Je me demandais quel était ton point de vue sur les visières? Je sais que tu n’en portes pas, mais as-tu déjà pensé en porter une?

BP : Je pense que c’est une bonne idée. Je crois que si j’étais défenseur, j’en porterais une. Si je n’étais pas un bagarreur, j’en porterais une. Les yeux, c’est très important de les protéger. Comme je l’ai dit, j’ai souvent été frappé à la tête et je prends de mauvaises décisions, alors je n’en porte pas. (rires) Si tu as mon rôle dans une équipe, il y a une loi non écrite qui te dicte de ne pas porter de visière. Je crois que je n’en porterai jamais à moins d’y être obligé.

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