Un honneur pleinement mérité

mercredi, 10.07.2013 / 10 h 15 canadiens.com

MONTRÉAL – Presque 30 ans après avoir effectué ses premiers coups de patin dans la LNH avec les Canadiens, Chris Chelios prendra désormais place aux côtés des plus grands.

L’un des défenseurs les plus constants et efficaces dans les deux sens de la patinoire durant un peu plus de deux décennies dans la Ligue nationale de hockey, Chelios n’aura pas perdu de temps avant de faire de son entrée au Temple de la renommée, recevant cette distinction à sa première année d’éligibilité.

« C’est tout un honneur. Je voudrais remercier le comité de m’avoir sélectionné. C’est l’un des plus grands honneurs qu’un athlète peut recevoir. C’est sensationnel », a lancé d’entrée de jeu l’ancien défenseur, qui fera son entrée au Temple en compagnie de Scott Niedermayer, Brendan Shanahan, Geraldine Heaney et Fred Shero. « Malheureusement, personne n’était à la maison lorsque j’ai reçu l’appel. Tout le monde était parti soit à un camp de hockey ou à un camp de la crosse. Je n’ai donc pu partager la nouvelle avec personne. Même si vous savez que ça s’en vient, c’est une grande surprise jusqu’au moment où ça arrive. »

Choix de deuxième ronde du Tricolore, 40e au total, lors du repêchage de 1981, Chelios a amorcé trois années plus tard ce qui s’est avérée être une carrière professionnelle exceptionnelle. Bien qu’il n’ait porté l’uniforme bleu, blanc et rouge que durant sept saisons, portant également les couleurs des Blackhawks, des Red Wings et des Thrashers, il aura réussi à faire sa marque en peu de temps avec les Canadiens. Il détient toujours le record pour le plus de points par un défenseur recrue avec 64, il a été le premier joueur américain à arborer le « C » sur le chandail des Canadiens et il était le dernier défenseur de l’organisation à mettre la main sur le trophée Norris avant que P.K. Subban ne le fasse il y a quelques semaines.

Même si ces réalisations remontent aux années 1980, Chelios admet encore aujourd’hui que son séjour à Montréal lui a été d’une grande importance au cours de ses 26 campagnes dans la LNH, record qu’il partage avec Gordie Howe.

« Jouer à Montréal était comparable à un étudiant universitaire qui s’en va à Harvard. Je suis arrivé là-bas et j’ai eu la chance de jouer avec des vétérans comme Guy Lafleur, Steve Shutt, Larry Robinson et Bob Gainey. Ils m’ont pris sous leur aile et j’ai appris des meilleurs », témoigne Chelios, qui a remporté sa première de trois coupes Stanley, avec les Canadiens en 1985-1986. « J’ai été très chanceux. Ils n’étaient pas seulement d’excellents joueurs de hockey, mais aussi des supers bons gars. Lorsque vous apprenez des meilleurs, vous devez écouter. Ils ont eu une grosse influence sur ma carrière. »

Lorsqu’il fera officiellement son entrée au Temple de la renommée lors d’une cérémonie qui sera organisée au mois de novembre, Chelios deviendra le 55e membre des Canadiens à occuper une place au Panthéon du hockey. Réalisant l’importance de cette annonce, l’Américain de 51 ans est conscient que son parcours aura été parsemé d’embûches, rendant ce moment encore plus spécial.

« Il n’y a rien au monde qui fait que j’aurais dû jouer dans la LNH en raison d’où je viens. Ma famille était dans le milieu de la restauration et personne ne jouait au hockey organisé dans mon quartier », explique Chelios, qui a grandi en banlieue de Chicago, en Illinois. « Je pense que j’étais au bon endroit au bon moment. J’ai finalement obtenu ma chance lorsque je suis allé jouer au Canada [à Moose Jaw dans la SJHL]. C’était un rêve fou, ce n’est pas comme si j’étais un jeune qui provenait d’une pépinière en matière de hockey. »

Et pourtant, il se retrouve désormais parmi les immortels.

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

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