Un vent de fraîcheur

mercredi, 03.07.2013 / 13 h 59 canadiens.com

BROSSARD – Après le repêchage, on peut dire que le camp de perfectionnement des Canadiens est le deuxième signe annonciateur que le hockey sera de retour dans quelques semaines.

Au total 56 joueurs, incluant les choix des Canadiens lors de l’encan de 2013, apprendront les rudiments de la vie dans le hockey professionnel, en plus de se faire continuellement évaluer et tester au cours d’un camp de cinq jours.

Pour Michael McCarron, récent choix de première ronde du Tricolore, le moment est idéal pour se présenter aux partisans montréalais, lui qui était venu à Brossard il y a de cela quelques semaines pour le Combine d’évaluation.

«Quand je suis venu, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je ne savais pas à quel point ils [les Canadiens] étaient intéressés. Maintenant, je suis ici. C’est un moment très cool», a concédé le géant de 6-pieds-5 qui n’a pas semblé intimidé par la horde de journalistes massée autour de lui. «C’est la première fois que je me retrouve devant autant de caméras. C’est un peu comme un rêve qui devient réalité. Tu vois tous tes joueurs favoris passer par là et maintenant c’est moi. C’est très cool!»

Toutefois McCarron n’a pas l’intention de s’attarder trop longtemps devant les caméras avec les journalistes au cours de la semaine. Il sait très bien que le vrai travail, c’est sur la glace que ça se passe.

«Je veux montrer mon côté robuste, mais aussi mes capacités offensives. Je ne veux pas être seulement reconnu pour mon jeu robuste. C’est certain que ça fait partie de qui je suis, mais je peux aussi contribuer. Je suis un bon mélange des deux», a poursuivi celui qui fait osciller la balance à 235 livres.

Alors que McCarron et les autres joueurs présents ont eu quelques jours pour se préparer au camp, certains ne peuvent en dire autrement. C’est notamment le cas de Christian Thomas, acquis des Rangers de New York mardi soir, en retour de Danny Kristo. Apprenant la nouvelle vers 17 h, après une journée de camp avec les Rangers, Thomas a sauté dans un avion en fin de soirée pour être là, comme un seul homme, mercredi matin.

«J’ai été réveillé par un appel de mon père après une sieste à New York. Il m’a demandé si je savais à propos de l’échange. Je lui ai avoué que je n’avais aucune idée de quoi il parlait. Il m’a ensuite dit que je m’en allais à Montréal », a mentionné Thomas, qui a vu son père, Steve, traverser le même genre de situation à de multiples reprises au cours de ses 1 235 matchs disputés avec six équipes dans la LNH.

«Il m’a dit que ce sont des choses qui arrivent au hockey. Il a aussi ajouté que Montréal était une place incroyable où jouer et que j’allais vraiment aimer ça ici», a ajouté Thomas qui a disputé son premier match dans la LNH contre les Canadiens. «J’espère pouvoir enfiler le chandail du Tricolore cette année.»

Véritable maître d’orchestre de ce camp de perfectionnement, Martin Lapointe n’a eu que de bons mots pour la nouvelle acquisition des Canadiens, ajoutant que comme les autres, il sera évalué sous toutes ses coutures au cours des multiples journées d’ateliers et de tests.

«On est ici pour évaluer tout le monde. C’est notre objectif au cours de la semaine », a affirmé Lapointe qui compte parmi les joueurs présents quelques jeunes vétérans, comme Jarred Tinordi, Louis Leblanc ou encore Nathan Beaulieu. «J’ai dit aux plus vieux qu’ils doivent épauler les jeunes, les nouveaux repêchés et les joueurs invités. C’est souvent leur premier camp professionnel. C’est sûr que quand tu rentres dans un vestiaire comme celui des Canadiens, ça peut être assez intimidant. Ils doivent essayer de guider et de parrainer les plus jeunes.»

«Il y a beaucoup de choses qui peuvent être impressionnantes ici pour un jeune joueur », a lancé celui qui vient d’être repêché au 36e rang par les Canadiens, Zachary Fucale. «C’est amusant de faire partie d’une grosse organisation et de croiser des gros noms comme Patrice Brisebois ou Martin Lapointe. Ils ont fait partie de l’organisation pendant longtemps et ils nous aident dans ce processus.»

Et ce processus, il ne fait que commencer.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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