Chaque pouce compte

vendredi, 14.06.2013 / 6 h 00 canadiens.com

MONTRÉAL – La saison recrue de Brendan Gallagher est la preuve qu’on peut accomplir de grandes choses en travaillant avec acharnement.

En accumulant un impressionnant total de 15 buts, pour être comeneur chez le Tricolore à ses débuts dans la LNH, Gallagher a prouvé qu’en y mettant l’effort, il pouvait être toute une arme offensive. Se faisant bousculer devant le filet, dans les coins de patinoire et un peu partout sur la glace, le jeune homme de 21 ans a gagné durement chacun de ses 28 points.

«J’ai eu besoin de quelques sacs de glace après certains matchs, mais ce n’était pas si pire », a blagué l’attaquant de 5-pieds-9 à propos des ecchymoses et des quelques petites blessures qu’il a accumulées comme autant de trophées de chasse. «C’est pour ça qu’on travaille aussi dur l’été. Si tu prends soin de ton corps et que tu fais tout ce que tu devrais faire hors de la patinoire, tu devrais être correct. Je ne me suis pas senti trop épuisé.»

Ne pouvant bénéficier de matchs préparatoires pour démontrer son savoir-faire, Gallagher a été forcé de regarder le premier match de la saison de la galerie de presse, en janvier. Lorsque le deuxième match du calendrier a débuté, la recrue a saisi sa chance et n’a plus jamais regardé derrière lui.

Même si le jeune homme natif d’Edmonton a sauté à pieds joints dans la LNH après 36 matchs chez les professionnels dans l’AHL, il n’a jamais ralenti. À la fin de sa saison recrue, il avait cumulé le troisième plus haut total de points pour une recrue, se voyant nommé parmi les finalistes pour le trophée Calder.

«Au début de la saison, je ne savais même pas si j’allais faire partie de l’alignement », s’est souvenu Gallagher, qui a également terminé dans le top 5 des recrues pour le nombre de tirs (117), le différentiel (plus-10) et le nombre de buts gagnants (3). «Je me suis taillé un poste au camp d’entraînement. À partir de ce moment, j’ai beaucoup travaillé et j’ai appris chaque jour. Je me suis rendu compte que je n’avais pas vraiment le temps de penser à autre chose. C’est vraiment cool d’être en nomination et je suis honoré, mais je ne suis pas trop stressé par ça non plus. »

En plus d’obtenir la faveur de la Professional Hockey Writers Association pour les trophées de fin de saison, Gallagher a aussi su faire sa place dans le vestiaire des Canadiens grâce à son éthique de travail. Faisant partie des joueurs les plus constants au cours de la campagne, Michel Therrien a fait allusion à plusieurs reprises au cours de la saison, au fait que Gallagher venait à l’aréna «avec ses bottes de construction».

«Il mérite tout ce qui lui arrive parce qu’il a travaillé dur », a offert Josh Gorges, qui a hébergé Gallagher dans son domicile en plus de l’aider à s’ajuster à la vie dans les rangs professionnels. «Dans les gros matchs, il est le genre de joueur que tu veux sur la glace. Il va dans les endroits difficiles, dans les mêlées. Il ne marque pas seulement des buts, il travaille sans la rondelle. »

«Il a le désir de se tenir droit et de se battre pour les rondelles libres », a ajouté le vétéran défenseur. «C’est un guerrier. C’est bon de voir un gars à sa première année avoir un aussi gros impact sur notre équipe.»

Passant de choix de 5e ronde en 2010 à finaliste pour le titre de recrue de l’année en 2013, Gallagher sait que tout ce qui lui arrive n’est pas seulement un coup de chance.

«Je n’ai jamais vraiment eu à me pincer. Je ne veux pas dire que je m’attendais à être ici, parce que c’est un niveau très difficile à atteindre, mais je voulais seulement faire ce que je devais faire au cours de l’été pour me donner une occasion d’atteindre mon objectif », a-t-il expliqué. «Quand j’y suis arrivé, les entraîneurs et le reste de l’équipe ont fait tellement un bon travail pour m’aider et je ne pourrai jamais les remercier assez pour tout ce qu’ils ont fait.»

Après une première saison exceptionnelle à Montréal, Gallagher est déjà de retour au travail, dans l’espoir de répéter les résultats à sa deuxième année. Amorçant la prochaine campagne avec une cible dans le dos et avec beaucoup à prouver, la jeune vedette ne tient rien pour acquis.

«Ça a été un bon défi pour moi de jouer contre de bons joueurs et j’ai beaucoup appris sur moi-même au cours de ce processus. C’est vrai que les autres joueurs risquent de m’attendre un peu plus, alors c’est certain que ça va être plus difficile », a admis Gallagher. «En même temps, j’ai l’impression que je vais être meilleur et que je vais avoir plus appris. Pourvu que je continue à travailler fort, je ne crois pas que j’aurai de problèmes.»

«Quand je suis allé au camp d’entraînement à Hamilton, je voulais juste faire tout ce qui était en mon pouvoir pour aider l’équipe. J’avais l’impression que si je faisais les bonnes choses et que j’aidais l’équipe à gagner, on me remarquerait et on se dirait que ma place était à Montréal », a-t-il ajouté à propos de la recette de son succès. «Ça a toujours été mon objectif : aider l’équipe, faire tout ce que les entraîneurs demandent, ne pas me plaindre et me présenter à chaque match. Généralement, quand tu fais ça, de bonnes choses arrivent.»

Shauna Denis écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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