Une bonne deuxième impression

lundi, 17.06.2013 / 16 h 00 canadiens.com

MONTRÉAL – En seulement 23 matchs, Raphael Diaz a profité au maximum de sa saison 2012-2013. Il aurait cependant aimé jouer davantage.

Oubliez la guigne de deuxième année. Lorsque le défenseur suisse est revenu sur cette saison écourtée en raison du lock-out, il l’a fait avec une confiance discrète, ayant également été impressionnant lors de son séjour avec l’équipe de Zug dans la Ligue élite de Suisse. Alors que les amphithéâtres de la LNH partout en Amérique du Nord étaient dans la noirceur durant la quête pour une nouvelle convention collective, Diaz a travaillé fort en électrisant les patinoires outre-mer avec ses sept buts et 29 points, en plus d’afficher un différentiel de plus-19 en 32 parties avec la formation de sa ville natale en Suisse.

En poursuivant sur la lancée qu’il avait amorcée en Europe à son retour avec les Canadiens, Diaz a démontré l’étendue de ses habiletés offensives, tout en conservant son efficacité en zone défensive. Durant l’absence de P.K. Subban en début de saison pour des raisons contractuelles, Diaz a prouvé qu’il pouvait occuper davantage de place sur l’avantage numérique, récoltant huit points en six matchs, dupliquant la production de son partenaire à la ligne bleue, Andrei Markov.

« Je crois que j’ai bien amorcé ma saison – l’équipe entière a connu un bon début », partage Diaz au sujet de la fiche de 12-4-3 du Tricolore après les 19 premiers matchs du calendrier avant d’amorcer la deuxième moitié, portion qu’il voudrait sûrement oublier. « Ensuite j’ai subi une commotion qui m’a forcé à ne rien faire durant deux mois. »

Après avoir connu un début de campagne prometteur, la saison de Diaz a déraillé le 25 février lors d’une rencontre à Ottawa lorsqu’il a subi une commotion cérébrale après avoir reçu un coup de patin à la tête.

« Je luttais avec un autre joueur et au moment où j’ai chuté, je ne m’attendais pas que la jambe ou un patin viendrait me frapper à la mâchoire », a confié le défenseur suisse, qui a tout de même terminé la rencontre malgré cet incident. « Je me souviens d’avoir essayé de me protéger du sol en tentant de tomber sur les mains. « J’ai immédiatement su que quelque chose n’allait pas. »

Cette commotion a tenu Diaz à l’écart lors des 25 matchs suivants – plus de 50 % du calendrier déjà compressé – puisque les symptômes l’ont empêché de participer aux plus simples des activités.

« J’avais beaucoup de maux de tête en plus de sentir une sensation de pression et des étourdissements », explique Diaz, faisant référence à l’un des chapitres les plus sombres de sa jeune carrière dans la LNH. « Vous êtes coincé à la maison et vous ne pouvez rien faire. Vous voulez simplement bouger votre corps et je tentais de garder la forme, mais je commençais à ressentir cette pression dans ma tête en plus d’avoir des étourdissements. Votre tête vous dit alors que c’est trop. Vous devez arrêter et attendre, et attendre, et attendre et recommencer à nouveau. C’était un processus rempli de hauts et de bas.

« Tout ce que je pouvais faire c’était attendre d’aller mieux », ajoute-t-il. « Ce n’était pas facile de revenir et d’être dans la même forme qu’avant. Je n’ai eu que quelques matchs avant le début des séries pour me réajuster. »

Diaz a pu participer aux quatre dernières rencontres des Canadiens en saison régulière, utilisant ces quelques parties pour tenter de retrouver ses repères après une longue absence plutôt que pour peaufiner son jeu. En amassant une mention d’aide en fin de campagne, terminant sa saison avec une récolte de 14 points en 23 rencontres, le défenseur suisse n’était qu’à deux points d’imiter les 16 points qu’il avait obtenus en 2011-2012, en 59 parties.

Ses premières séries éliminatoires ne se sont peut-être pas terminées de la manière qu’il l’aurait souhaitée, mais le toujours optimiste Diaz se dit tout de même satisfait d’avoir pu ajouter une nouvelle expérience vitale à son curriculum vitae.

« C’était une bonne première expérience et je crois que j’ai appris beaucoup de choses. C’était incroyable au Centre Bell et la foule était tellement bruyante. [Le niveau d’intensité] a grimpé de deux échelons était tout le monde donnait son 120 % pour remporter la coupe », admet Diaz, qui a déjà hâte d’utiliser cette expérience à bon usage. « Je m’attendais au jeu physique et je savais qu’il allait y avoir beaucoup de coups. C’était ma première expérience en séries, mais l’année prochaine, je saurai à quoi m’attendre. Je serai prêt et j’ai très hâte. »

Heureusement pour Diaz, il n’a pas eu à attendre longtemps avant de rechausser ses patins. Après avoir passé ses tests médicaux quelques jours après que les joueurs des Canadiens ont vidé leurs casiers, Diaz a sauté dans un avion en direction de la Suède pour représenter la Suisse au Championnat du monde.

« Je voulais aller là-bas, jouer mon meilleur hockey et appuyer mes coéquipiers de la Suisse », a-t-il raconté, faisant exactement cela en aidant ses coéquipiers à remporter la médaille d’argent – la première médaille pour son pays à ce tournoi depuis 1953.

Justin Fragapane écrit pour canadiens.com. Texte traduit par Hugo Fontaine.

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