Se méfier de l'adversaire

samedi, 23.03.2013 / 13 h 52 canadiens.com

MONTRÉAL – Les Canadiens retrouveront les Sabres sur leur chemin pour une deuxième fois cette semaine. Ils tenteront cette fois d’éviter de se rendre la vie plus difficile.

On reprochait au Tricolore en début de saison d’avoir de la difficulté en fin de rencontre, laissant filer plusieurs avances aux mains de leurs adversaires. Dernièrement, c’est l’inverse qui est survenu alors qu’ils ont pris du temps à atteindre leur rythme de croisière, permettant aux autres équipes de prendre le contrôle de la rencontre au cours du premier vingt.

« Il va falloir s’assurer de connaître un excellent début de match. C’est quelque chose qu’on n’a pas fait cette semaine », explique l’entraîneur-chef Michel Therrien, faisant notamment allusion à l’avance de 2 à 0 qu’avaient les Sabres après 20 minutes face à son équipe mardi. « À partir de la deuxième et de la troisième, on a généralement joué de l’excellent hockey. On devra exercer le style qu’on veut jouer avec le tempo qu’on veut jouer. Ce sera primordial. »

Les Sabres ont toujours donné du fil à retordre au Tricolore depuis leur entrée dans la LNH. Cette saison ne fait pas exception, comme le démontre leur dossier de deux victoires et une défaite lors des trois premiers affrontements. Ils ne seront pas à sous-estimer samedi malgré le fait qu’ils occupent le 12e rang dans l’Association de l’Est. Ils seront en quête d’un troisième gain d’affilé et ne sont qu’à quatre points de la huitième place au classement qui donne accès aux séries éliminatoires.

« La chose qui n’est pas facile, c’est que certains des clubs contre qui on joue, ils jouent avec l’énergie du désespoir pour faire les séries éliminatoires. Ces clubs-là ne peuvent pas se permettre des défaites ou des longues séries d’insuccès », poursuit Therrien. « Il faudra nous aussi atteindre ce niveau d’énergie face à ces clubs-là. C’est ce qui est arrivé contre Buffalo; à partir de la deuxième, on a augmenté notre intensité et c’est là qu’on a commencé à être à notre meilleur. »

Leur faisant face pour la dernière fois en saison régulière ce soir, le Tricolore sait qu’il devra poursuivre là où il avait laissé mardi en décochant des lancers de tous les angles afin de créer des opportunités de marquer. C’est ce qu’ils avaient fait sur Jhonas Enroth, qui s’est surpassé en stoppant 32 des 34 lancers dirigés dans sa direction. La troupe de Michel Therrien n’aura toutefois pas à se soucier de lui puisque c’est Ryan Miller qui sera devant le filet de Buffalo samedi.

« Contre les Sabres, le piège c’est nous-mêmes », admet David Desharnais, qui a récolté deux points lors du dernier match des siens, jeudi. « Si on est dans le match, on va être correct. C’est quand on sort de notre plan de match et qu’on essaie d’être trop ‘cutes’ qu’on se met dans le trouble. On veut continuer sur notre bonne lancée. Il faut juste régler le cas des équipes qui nous donnent de la misère cette année. »

En plus d’être importante pour tous les joueurs des Canadiens, la partie de samedi sera un peu plus spéciale pour Travis Moen puisqu’il participera à une 600e rencontre depuis son entrée dans la LNH en 2003-2004. Il en a parcouru du chemin depuis ses premières enjambées sur une patinoire dans son patelin de Stewart Valley, en Saskatchewan. Pour un joueur de sa trempe qui pratique un style de jeu physique et qui n’a jamais eu peur de sacrifier son corps pour le bien de l’équipe, il savoure pleinement cet accomplissement.

« Si vous m’aviez dit ça il y a 12 ou 15 ans, atteindre 600 matchs aurait été un de mes rêves. De pouvoir jouer 600 matchs dans la LNH est plutôt cool », raconte Moen, qui a porté les couleurs de quatre équipes au cours de sa carrière dans la ligue. « Je me sens pas mal en santé après avoir joué autant de rencontres. Espérons qu’il y en aura encore beaucoup d’autres. »

Le match débute à 19 h.

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

Courriel HAUT DE PAGE ↑