Le CH tatoué sur le coeur

mercredi, 20.03.2013 / 15 h 03 canadiens.com

BROSSARD – Comme un bon vin, Francis Bouillon ne fait que s’améliorer avec l’âge.

Tout le monde était heureux que Bouillon revienne dans le giron des Canadiens l’été dernier, lorsqu’il a signé un contrat à titre de joueur autonome. Par contre, l’apport qu’il amènerait à l’équipe n’était pas aussi clair en raison du style de jeu physique qu’il pratique encore à son âge. Mais les sceptiques ont été confondus depuis le début du calendrier et malgré ses 37 ans, il a mérité une prolongation de contrat qui le liera au Tricolore jusqu’à la fin de la saison 2013-2014.

« C’est une belle surprise en plus d’être une belle sécurité. On va moins se casser la tête cet été et je vais pouvoir m’entraîner et me concentrer sur la prochaine année qui s’en vient », explique Francis Bouillon tout sourire suite à l’entraînement matinal des Canadiens à Brossard. « Je n’ai jamais eu comme objectif de jouer jusqu’à 38 ans. J’ai toujours pris une année à la fois. C’est amusant d’entendre des nouvelles comme ça. J’étais très heureux lorsque j’ai appris que Marc [Bergevin] a contacté mon agent pour lui dire qu’il voulait prolonger mon contrat. »

Utilisé un peu moins de 18 minutes par match en moyenne depuis le début du calendrier, le vétéran défenseur a rempli à merveille les missions qui lui ont été confiées jusqu’à présent. Bouillon a su s’adapter à différents partenaires à la ligne bleue en plus d’être utilisé dans différentes situations sur la patinoire. Il faut dire que son entraîneur-chef le connaît plutôt bien et ce dernier sait mieux que quiconque comment exploiter ses forces.

« Ce sont les performances de Francis qui ont dicté l’allure de son contrat. Il le mérite amplement. C’est sûr que j’ai une belle relation avec Francis, je le connais depuis 20 ans, ce qui ne me rajeunit pas », mentionne en riant Michel Therrien, qui a dirigé Bouillon à plusieurs niveaux depuis ses tout débuts dans la LHJMQ. « C’est un gars qui a les Canadiens de Montréal à cœur. Il offre de bonnes performances. Il est en excellente condition physique. Je suis très heureux pour lui et sa famille de le voir continuer son aventure avec à Montréal. »

S’étant contenté d’un pacte d’une seule saison juillet 2012, Bouillon admet qu’il aurait souhaité obtenir un contrat de deux saisons de la part du Tricolore. Mais match après match, il a démontré qu’il demeurait un élément important des Canadiens, ce qui a eu comme effet que les dirigeants montréalais ont voulu qu’il poursuive son excellent travail avec ses coéquipiers, sur la glace et à l’extérieur.

« Ça allait bien pour moi depuis le début de la saison et c’est sûr que lorsque l’équipe gagne, c’est toujours positif pour un joueur », poursuit Bouillon, qui présente le meilleur différentiel de tous les défenseurs du Tricolore avec plus-6. « L’important pour moi était de rester à Montréal, je ne l'ai jamais caché. J’aimerais ça finir ma carrière ici. Tant que la santé va être là, je vais continuer. »

Bien que la majorité des éléments en place à la ligne bleue du Tricolore ont été les mêmes cette saison, l’entraîneur-chef des Canadiens a dû y apporter quelques changements en cours de route en raison de différents événements, résultant à l’arrivée de jeunes espoirs à cette position au cours des dernières semaines. Conscient qu’ils commettront des erreurs en cours de route, Therrien savait toutefois qu’ils apprendraient rapidement en compagnie de vétérans comme Bouillon.

« Francis fait énormément partie de notre concept d’équipe. On lui donne de bonnes responsabilités, il les assume très bien », exprime Therrien. « C’est un excellent mentor pour nos jeunes défenseurs, surtout qu’avec l’absence de Diaz, de jeunes défenseurs se sont ajoutés à notre formation. On ne peut pas mieux les entourer qu’avec un gars comme Francis Bouillon. »

Lui-même un jeune défenseur à son arrivée à Montréal en 2006-2007, Josh Gorges était très heureux pour son coéquipier qui l’avait aidé à ses débuts dans la LNH. Le défenseur originaire de Kelowna savait que Bouillon serait un élément important des succès des Canadiens en 2012-2013 et le fait qu’il pourra le retrouver à ses côtés durant au moins une saison de plus le réjouissait au plus haut point. Surtout qu’aux yeux de Gorges, il n’a aucunement changé depuis leur première rencontre il y a six ans.

« Il est toujours le même. Il est le genre de gars que vous savez que lorsque s’amorcera un match, il sera prêt », témoigne Josh Gorges, qui dispute actuellement une quatrième saison en compagnie de Bouillon à Montréal. « À l’époque, j’étais un jeune joueur et d’avoir un gars comme lui sur qui je pouvais compter, j’ai tenté de baser mon jeu en regardant ce qu’il faisait. Il m’a appris comment devenir un professionnel et ce qu’il fallait faire pour jouer à Montréal. D’avoir un gars comme lui est très important au développement de nos jeunes joueurs. »

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

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