Un match en deux temps

mercredi, 30.01.2013 / 23 h 00 canadiens.com

OTTAWA – Les Canadiens et les Sénateurs étaient nez à nez après 20 minutes de jeu. Mais quelques pénalités en début de deuxième période ont fait changer le vent de bord pour de bon.

À l’image des derniers affrontements entre ces deux équipes la saison dernière, le jeu robuste était au rendez-vous. Les nouveaux venus chez le Tricolore se sont facilement intégrés à cette rivalité, Brandon Prust en jetant les gants face à Chris Neil et Colby Armstrong en distribuant cinq mises en échec durant la rencontre.

Parfois l’adrénaline peut prendre le dessus et les arbitres ont dû sévir à quelques occasions, principalement sur Armstrong et Ryan White, qui a écopé d’une punition de quatre minutes au début du deuxième vingt. Il n’en fallait pas plus aux Sénateurs pour sentir l’odeur du sang pour profiter de ces surnombres et porter un dur coup aux chances de victoire des Canadiens, qui se sont finalement inclinés par la marque de 5 à 1.

« On était intense en première période et on mettait beaucoup de pression. On a commencé la deuxième période sous le même principe », admet l’entraîneur-chef Michel Therrien. « Mais la punition de quatre minutes pour conduite antisportive de White a cassé nos jambes. Cette punition était inacceptable. »

Cette punition de White a permis aux Sénateurs de trouver le fond du filet à deux reprises lors de leurs supériorités numériques et de creuser encore plus davantage l’écart entre les deux équipes. Sachant qu’il a mis ses coéquipiers dans une situation délicate, le robuste attaquant ne cherchait pas d’excuses à l’issue de la rencontre et il sait qu’il doit apprendre à se contrôler.

« J’ai placé l’équipe dans une mauvaise situation et ils ont capitalisé là-dessus, s’en était fait », illustre White, qui mène maintenant la LNH au chapitre des minutes de pénalité avec 42. « C’était seulement de l’émotion. Je suis fébrile durant le match, mais je dois tout de même faire attention de ne pas franchir la ligne et de ne pas placer l’équipe dans l’embarras. »

Disputant un premier match cette saison devant le filet du Tricolore, Peter Budaj a tout fait pour garder ses coéquipiers dans le coup, effectuant plusieurs beaux arrêts en cours de rencontre. Bien qu’il ait cédé à cinq reprises sur les 27 lancers dirigés vers lui, il a souvent eu à en faire un peu plus en raison des nombreuses punitions qui ont été décernées à son équipe. Malgré tout, son entraîneur est satisfait de la performance que lui a offerte son deuxième gardien, sachant que les conditions n’étaient pas idéales pour lui.

« On a perdu un peu trop de bagarres devant le filet, on a manqué un peu d’agressivité. Ce n’était pas facile pour Peter à son premier match. Il a fait quand même fait de gros arrêts en début de match », explique Therrien. « Le pointage n’indique pas le genre de match que l’on a joué. En troisième période on a quand même été créatifs. On a eu de bonnes chances de marquer. Anderson a fait de gros arrêts pour eux.

« Quand on gagne, on dit qu’on gagne en équipe », poursuit-il. « Mais quand on perd, on ne pointera personne du doigt, on perd en équipe. »

Les derniers instants du match ont été à l’image de la rencontre alors que Prust et Neil ont été de nouveau impliqués dans une échauffourée qui a vu les deux durs à cuire écoper de punitions d’inconduites de partie après le dernier sifflet. Avec encore trois affrontements prévus au calendrier entre Ottawa et Montréal, gageons que ce ne sera pas la dernière fois que des lettres de noblesses seront échangées.

À commencer par ce dimanche, au Centre Bell.

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com

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