Que sont-ils devenus? Brian Hayward

dimanche, 16.12.2012 / 8 h 00 canadiens.com

Les Canadiens n’ont pu accumuler 100 ans d’histoire sans que plus de 750 joueurs se donnent corps et âme à l’équipe. De Donald Audette à Zarley Zalapski, d’anciens joueurs du Tricolore sont éparpillés aux quatre coins de la planète. Bien que plusieurs ardents partisans puissent se rappeler ce que leurs anciens favoris ont accompli sur la glace, une question demeure : que sont-ils devenus? L’invité d’aujourd'hui : Brian Hayward.

Où demeures-tu aujourd’hui ?

J’habite à Orange County, en Californie, depuis que je me suis joint aux Sharks de San Jose au début des années 1990.

Que fais-tu maintenant ?

Je travaille dans les médias depuis presque 20 ans. Après avoir mis un terme à ma carrière de joueur en 1993, les Sharks venaient de remercier leur analyste à la télévision et ils m’avaient demandé si je voulais tenter l’expérience. J’ai essayé pour le plaisir et j’imagine que j’ai bien fait. Jamais je n’avais envisagé me diriger vers ce domaine dans mon après-carrière; je prévoyais plutôt retourner à l’Université Cornell pour obtenir ma maîtrise en administration. Mais les gens chez Disney, qui venaient d’obtenir une équipe d’expansion dans la LNH à Anaheim, m’ont dit qu’ils avaient reçu une cassette d’un match que j’analysais et qu’ils voulaient m’engager. J’étais surpris et j’ai en réalité refusé leur offre à quelques reprises. Mais ils ont été très persuasifs et maintenant presque 20 ans plus tard, j’ai toujours cet emploi et je suis très reconnaissant qu’ils m’aient convaincu. Je suis également impliqué dans une entreprise de développement mobile. Lorsque l’iPhone a fait son apparition et que plusieurs se questionnaient sur les différentes applications et le potentiel qu’elles pouvaient avoir, j’ai discuté avec plusieurs concepteurs ici en Californie et nous avons eu l’idée de créer une application mobile pour les équipes de hockey. Nous avons proposé notre idée à Henry Samueli, qui possède les Ducks et qui est le fondateur d’une autre entreprise dans ce domaine, et lui et son équipe se sont montrés très intéressés. Tout a commencé là.

Combien de fois par année chausses-tu les patins ?

Pendant près de 10 ans après m’être retiré, mon dos était en si mauvais état que je n’ai pas osé retourner sur une patinoire. Mais avec les progrès dans le domaine de la médicine sportive, j’ai subi une nouvelle opération et ça l’a grandement aidé mon dos. Il y a trois ans, j’ai recommencé à jouer des matchs amicaux avec les gens du personnel ici et je me suis joint à une ligue récréative pour le plaisir. Je suis le plus vieux des joueurs et probablement le défenseur le plus lent de la ligue!

As-tu gardé contact avec d’anciens coéquipiers des Canadiens?

Je vois les gars à l’occasion. J’ai vu Shayne Corson cet été à Barrie. J’ai croisé Brian Skrudland à quelques reprises sur la route puisqu’il travaille maintenant pour les Panthers de la Floride. J’ai revu beaucoup d’anciens coéquipiers au fil des années, surtout ceux encore dans le monde du hockey. Je vais surement revoir Larry Robinson plus régulièrement puisqu’il s’est joint aux Sharks de San Jose.

Suis-tu toujours les activités des Canadiens?

Je dirais d’une manière plutôt limitée. Lorsque vous êtes dans mon domaine, vous devez suivre toutes les équipes d’une certaine façon. Mais je me concentre davantage sur l’Association de l’Ouest maintenant, je ne vois donc pas les Canadiens souvent.

Y a-t-il une chose de Montréal qui te manque le plus?

L’énergie de la ville. J’habitais l’Île-des-Sœurs avec ma femme lorsque je jouais à Montréal et nous avons eu tellement de plaisir à cette époque. Les restaurants, le nightlife et le fait d’être si près de l’énergie du centre-ville ; en tant que joueur rien ne peut remplacer l’excitation et l’énergie lorsque vous jouez devant une salle comble comme nous avions à chaque match au Forum. C’est quelque chose qui va me manquer pour le reste de ma vie. Je considère le fait d’avoir jouer dans cette ville comme un vrai privilège.

Quelle est ta pièce de collection favorite des Canadiens parmi celles que tu possèdes?

Dans mon bureau j’ai encore les trophées William M. Jennings que Pat Roy et moi avions remportés à l’époque. J’ai encore aussi un des masques des Canadiens que je portais que j’ai fait repeindre et qui est accroché sur un des murs de mon bureau.

Y a-t-il un match en particulier de ta carrière avec les Canadiens qui t’as le plus marqué?

Je ne sais pas si je peux choisir qu’un seul match, mais le fait saillant pour moi personnellement s’est produit durant les séries éliminatoires de 1986-1987. Les Nordiques de Québec menaient la série 2 à 0 après avoir remporté les deux premiers matchs à Montréal. Patrick Roy avait amorcé la série, mais je l’ai remplacé lors du troisième match à Québec et nous sommes revenus de l’arrière pour l’emporter en sept matchs. C’était une série forte en émotion, comme elles l’étaient toujours face aux Nordiques.

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