Que sont-ils devenus? Brian Engblom

dimanche, 02.12.2012 / 8 h 00 canadiens.com

Les Canadiens n’ont pu accumuler 100 ans d’histoire sans que plus de 750 joueurs se donnent corps et âme à l’équipe. De Donald Audette à Zarley Zalapski, d’anciens joueurs du Tricolore sont éparpillés aux quatre coins de la planète. Bien que plusieurs ardents partisans puissent se rappeler ce que leurs anciens favoris ont accompli sur la glace, une question demeure : que sont-ils devenus? L’invité d’aujourd'hui : Brian Engblom.

Où demeures-tu aujourd’hui ?

J’habite en banlieue de Denver au Colorado, depuis maintenant 14 ans.

Que fais-tu maintenant ?

Je suis analyste au hockey à la télévision depuis plusieurs années. Je suis analyste pour les matchs des Jets à TSN et je travaille également pour le réseau NBC. Vers la fin de ma carrière de joueur, plusieurs personnes m’ont encouragé d’amorcer une carrière dans les médias. Je n’y avais pas vraiment pensé, mais j’ai fait quelques apparitions à la radio et j’ai ensuite obtenu une entrevue pour devenir analyste à la télévision et c’est à partir de là que j’ai pris mon envol. Le boulot avec les Jets a été incroyable jusqu’à présent puisque je suis originaire de Winnipeg. Ils cherchaient quelqu’un possédant un lien avec Winnipeg et puisque je travaillais dans le milieu depuis 20 ans, ça a beaucoup aidé. L’amphithéâtre là-bas est extraordinaire et les partisans sont vraiment impliqués.

Combien de fois par année chausses-tu les patins?

Je n’ai pas joué depuis 10 ans. J’ai dû prendre ma retraite suite à une opération à mon cou. Beaucoup de problèmes ont été réglés, mais pas complètement. Dès que je commence à jouer au hockey, je ressens beaucoup de douleur au cou et à mon épaule. Ça n’en vaut pas la peine. Jouer me manque beaucoup mais je me suis fait à l’idée il y a longtemps.

As-tu gardé contact avec d’anciens coéquipiers des Canadiens?

Je croise beaucoup d’entre eux parce qu’ils travaillent toujours dans la LNH. Je croise Larry Robinson de temps en temps. Je vois Doug Risebrough sur la route à l’occasion. Lorsque je vais à Montréal, je vois Mario Tremblay, Réjean Houle et beaucoup d’autres gars. C’est bien de prendre de leur nouvelle à l’occasion.

Suis-tu toujours les Canadiens?

Je suis les activités de la Ligue en entier, mais je garde un œil sur ce qui se passe à Montréal. J’adore la ville et j’aime y retourner lorsque je dois travailler sur un match. Je me souviens que lorsque j’étais à l’emploi d’ESPN il y a quelques années, j’étais très heureux d’avoir eu à couvrir le dernier match présenté au Forum. C’était très spécial pour moi d’être là et une incroyable expérience.

Où conserves-tu tes bagues de la coupe Stanley?

Je les ai toujours. Je les porte assez souvent durant l’hiver, mais pas durant l’été parce que je suis soit sur un terrain de golf ou en train de travailler sur mon terrain chez moi. Je ne voudrais pas en perdre une!

Autre que tes bagues, quelle est ta pièce de collection favorite des Canadiens parmi celles que tu possèdes?

Je n’étais pas un grand collectionneur, mais d’une manière, j’aurais dû l’être davantage. Je dirais la réplique miniature de la coupe Stanley que nous avions reçue avec les noms de tous les autres joueurs.

Y a-t-il un match en particulier de ta carrière avec les Canadiens qui t’as le plus marqué ?

Le septième match de notre série contre Boston en 1979, le fameux match du « trop d’hommes sur la patinoire » que nous avions remporté en prolongation. J’en entends encore souvent parler! À chaque fois qu’il est à la télévision, je reçois toujours un appel, un message texte ou un courriel de quelqu’un qui me dit que le match est diffusé à quelque part. C’était incroyable de passer au travers des Bruins, ça avait été une série tellement difficile. Ils avaient vraiment bien joué et ils voulaient gagner encore plus puisque nous avions remporté la coupe la saison précédente. Lorsque l’arbitre a décerné la punition, c’était irréel; nous ne pouvions pas croire qu’ils avaient commis une erreur du genre ! Quand « Flower » (Guy Lafleur) a nivelé la marque, c’était extraordinaire. Lorsqu’Yvon Lambert a marqué le but gagnant en prolongation, vous pouviez voir dans le visage des joueurs des Bruins qu’ils se disaient tous : « Pas encore ».

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