Que sont-ils devenus? Gino Odjick

samedi, 24.11.2012 / 17 h 00 canadiens.com

Les Canadiens n’ont pu accumuler 100 ans d’histoire sans que plus de 750 joueurs se donnent corps et âme à l’équipe. De Donald Audette à Zarley Zalapski, d’anciens joueurs du Tricolore sont éparpillés aux quatre coins de la planète. Bien que plusieurs ardents partisans puissent se rappeler ce que leurs anciens favoris ont accompli sur la glace, une question demeure : que sont-ils devenus? L’invité d’aujourd'hui : Gino Odjick.

Où demeures-tu aujourd’hui ?

J’habite maintenant à temps plein à Vancouver, pas très loin de l’Université de la Colombie-Britannique. Je suis revenu dans le coin il y a environ une dizaine d’années.

Que fais-tu maintenant ?

Je suis copropriétaire depuis 2003 d’un terrain de golf à Vancouver, le Musqueam Golf & Learning Academy. Je m’occupe aussi d’organiser des partenariats entre les communautés autochtones de la région et la famille Aquilini, qui possède les Canucks de Vancouver.

Combien de fois par année chausses-tu les patins ?

De temps en temps oui. Le personnel d’entraîneurs et des membres de la direction de l’équipe jouent pour le plaisir sur la glace du Rogers Arena et j’essaie d’y aller une ou deux fois par mois avec eux.

As-tu gardé contact avec d’anciens coéquipiers ?

Je parle à Donald Audette de temps en temps. Pour moi, je crois que nous serons amis jusqu’à la fin de nos jours. Quand je vais à Montréal, j’essaie toujours d’aller le voir. Je reviens au Québec au moins quatre fois par année.

Suis-tu toujours les activités des Canadiens?

Oh oui ! J’ai ajouté RDS sur mon forfait de télévision par satellite, comme ça je peux me tenir au courant de ce qui se passe dans la belle province!

Quand as-tu assisté pour la dernière fois à un match au Centre Bell?

Bonne question. Ça doit faire assez longtemps parce que je ne m’en souviens plus!

Y a-t-il un match de ton époque avec les Canadiens qui t’as plus marqué que les autres ?

Le match en 2002 où Saku Koivu est revenu au jeu après avoir battu son cancer. L’ovation que les partisans au Centre Molson lui ont donnée cette soirée-là était incroyable. C’était très touchant comme moment et j’en avais la chair de poule. Nous sommes privilégiés d’avoir été payés pour jouer au hockey, mais lorsque la vie d’un d’entre nous est en danger comme Saku ou Donald Audette lorsqu’il a été coupé gravement au bras, la passion et l’amour des Québécois est incomparable. Quand Saku a sauté sur la patinoire ce soir-là, mes croyances ont été justifiées.

Quelle est ta pièce de collection favorite des Canadiens parmi celles que tu possèdes?

Le photographe de l’équipe m’avait donné dans le temps quelques belles photos qui sont dans la maison de mes parents à Montréal.

Tu as joué pour quelques équipes au cours de ta carrière, mais où classerais-tu ton séjour à Montréal ?

Ma dernière saison à Montréal a probablement été celle où je suis devenu un joueur complet qui pouvait se débrouiller dans n’importe quelle situation. J’ai même connu une longue séquence de matchs consécutifs sans aller au banc des punitions! J’ai alors prouvé à mon équipe et à moi-même que je pouvais rester calme et que je pouvais contribuer sur la glace et dans le vestiaire pour aider mes coéquipiers. Ce que j’ai appris de Montréal, c’est que c’est une grande ville, remplie de grandes personnes et qui connaissent le hockey grandement.

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