À la maison

jeudi, 08.11.2012 / 17 h 05 canadiens.com

MONTRÉAL – Un épisode de Retour vers le Futur aura lieu vendredi soir au Centre Bell, alors que le futur du Tricolore sera sur la glace. Et pas besoin de prendre une DeLorean pour l’occasion.

Les espoirs de demain du Tricolore seront en action dans la métropole, pour affronter le Crunch de Syracuse. Et bien que certains aient déjà joué au Centre Bell, il s’agira d’un premier match professionnel disputé devant autant de spectateurs.

«C’est vraiment bien de pouvoir jouer au Centre Bell », a lancé d’entrée de jeu Brendan Gallagher, qui a disputé cinq matchs préparatoires dans l’uniforme tricolore en 2011-2012. «Les partisans montréalais sont super et ils nous suivent à Hamilton, alors d’avoir la chance de jouer devant eux, c’est fantastique. Ils vont être excités et nous le sommes aussi. On veut donner un bon spectacle et travailler pour les deux points en jeu.»

Pour le jeune ailier originaire d’Edmonton, la transition entre les niveaux juniors et les niveaux professionnels s’est fait sans trop de heurts, même s’il ne fait pas scintiller la lumière des buts aussi souvent qu’avant.

«Ça ne m’affecte pas vraiment. Je sais que c’est un peu cliché, mais je crois vraiment que de gagner des matchs est la chose la plus plaisante que tu peux faire au hockey et que si je peux aider mon équipe à l’emporter, sans marquer, je vais en retirer du plaisir», a confessé Gallagher qui est tout de même en tête des pointeurs des Bulldogs avec une récolte de trois buts et trois passes. «C’est plus difficile de marquer à ce niveau. Les opportunités offensives ne sont pas aussi fréquentes alors quand tu en as, tu dois vraiment en tirer avantage.»

Et jusqu’ici, Gallagher en tire avantage, lui qui forme le trio le plus prolifique des Bulldogs, en compagnie de Michaël Bournival et de Patrick Holland. Ce dernier, qui a cumulé une impressionnante récolte de 109 points en 72 matchs dans la WHL, n’avait pas d’attentes trop élevées en s’amenant avec les Bulldogs.

«Je suis arrivé ici en ayant des attentes modestes par rapport à mon temps de jeu et à mon nombre de points. Il est encore tôt dans la saison, mais je crois que j’ai de meilleurs résultats que ce à quoi je m’attendais dans certaines catégories», a lancé Holland qui a retrouvé un vieil ami à l’aile.

«J’en parlais avec Gallagher au cours de l’été et je lui mentionnais que ce serait mon trio idéal. Chaque fois que tu joues avec des gars qui ont ton âge et qui sont exactement dans la même position que toi, ça apporte un élément de confort, puisque tout le monde se retrouve dans les mêmes souliers», explique Holland, ajoutant que ce n’est pas la première fois qu’il vit une telle situation. «J’ai grandi dans une ville où beaucoup de gars du même âge étaient vraiment bons. Ça te pousse à être meilleur et à t’entraider. C’est la même situation ici. On se pousse et on se rend meilleurs.»

À quelques casiers de là, c’est le même discours du côté de la défensive, Jarred Tinordi tenant exactement le même genre de discours.

«Je ne dirais pas qu’on se fait compétition. Ça fait du bien de jouer avec d’autres gars qui ont le même âge et à qui tu peux t’identifier. Tout le monde est dans le même bateau», explique Tinordi au sujet des Nathan Beaulieu, Morgan Ellis, Bournival, Gallagher, Holland et compagnie, qui viennent tous de faire leur entrée dans le monde du hockey professionnel. «C’est certainement plus rapide. Les joueurs sont plus matures, spécialement avec le lock-out, le niveau de talent est vraiment élevé.»

Et ce talent, les partisans présents au Centre Bell auront l’occasion de le voir de leurs yeux, s’imaginant peut-être du même coup les Canadiens du futur.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com

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